architecture

4
Oct,2017

My beautiful Prague

L’automne est propice à la découverte des plus belles capitales européennes et je souhaiterai ouvrir mon carnet de voyages pour évoquer une des villes les plus vibrantes à mes yeux, My beautiful Prague!   Un peu d’histoire L’année 2018, toute proche, célèbrera le centenaire de la création de l’ex Tchécoslovaquie. À Paris c’est dans l’immeuble de la rue Bonaparte où siège actuellement le centre culturel tchèque que s’installa le gouvernement provisoire exilé en 1916 afin d’y créer sa constitution. La République vit le jour le 28 Octobre 1918 avec comme premier président Tomáš Masaryk, qui était considéré comme étant le Petit Père du peuple pour ses actions en faveur de l’indépendance tchèque vis à vis de l’empire austro hongrois.C’est officiellement le 18 Octobre 1918 sur les marches de l’Independence Hall de Philadelphie aux États-unis que Masaryk proclamera l’indépendance de la Tchécoslovaquie. La naissance de l’épopée slave de Mucha Le fils de Tomáš Masaryk, Jan, épousa Frances Crane Leatherbee, la fille du millionnaire américain Charles Crane, qui fonda une chaire d’études slaves à l’université de Chicago. Ce dernier eut l’opportunité de rencontrer l’artiste Alfons Maria Mucha qui fit ses études à l’Académie Julian et l’Académie Colarossi à Montparnasse.   Le mécène américain financera l’éponyme



3
Août,2015

La Grande Motte, patrimoine du XXème siècle

Le mois d’Août demeure l’emblème français du tourisme balnéaire, notamment avec son éponyme nationale 7 qui fut un trait d’union entre villes et mer. C’est grâce à l’effet bénéfique des Trente Glorieuses de l’après-guerre que les classes moyennes ont pu accéder à des temps de loisirs et acquérir un pouvoir d’achat leur permettant de sillonner la France en automobile ! Aujourd’hui la Grande Motte, classée au Patrimoine du XXème siècle, demeure la preuve vivante d’un projet visionnaire élaboré dans les années 1965 par l’architecte-urbaniste Jean Balladur qui s’impliqua corps et âme dans le concept d’une ville nouvelle. Il concilia structures d’accueil touristique et logements pour les habitants où le béton-roi fut utilisé sous de multiples formes innovantes. Ce grand chantier visait également une symbiose harmonieuse avec des espaces verts comportant plus de 40 000 pins parasol imaginés par le paysagiste Pierre Pillet.       C’est à l’occasion d’une visite à Brasilia en 1962 que Jean Balladur sera fasciné par la qualité plastique du béton utilisé par l’architecte Oscar Niemeyer. La Grande Motte, cette «fille de l’été» telle que Jean Balladur aimait la décrire, sera un défi à la platitude d’un paysage linéaire et surtout au vent qui apportait sécheresse et



12
Nov,2014

Le temple du Soleil s’installe à la Villa Savoye…

C’est à la Villa Savoye à Poissy, emblème incontournable de l’architecte Le Corbusier, que l’on peut découvrir jusqu’au 14 Décembre prochain l’exposition de la photographe italienne, Patrizia Mussa. Son travail préfigure la ville de La Grande Motte comme étant un des hauts lieux de l’architecture contemporaine dont Jean Balladur, fervent admirateur d’Oscar Niemeyer, avait été le visionnaire dans les années 60. La Cité du Soleil, inspirée des pyramides aztèques du Mexique venait de réapparaître, entrelacée de passages piétonniers, de passerelles, de mobilier urbain moulé dans le béton au milieu d’une profusion de verdure. De drôles de lampadaires, surnommés « chapeaux de fées » par Jean Balladur ponctuent la place de la Mairie.       La photographe Patrizia Mussa a su capter les formes essentielles d’une architecture au blanc éclatant et aux courbes épurées. La vie minérale a repris ses quartiers dans une ville innovante qui fut parfois décriée pour l’insolence de ses formes. Cette exposition a été réalisée en partenariat avec les Monuments Historiques et le soutien de l’Office de Tourisme de la Grande Motte.              Un Festival d’architectures Vives en 2015 Cette manifestation née en 2013 à Montpellier, annonce pour 2015 une exposition, «Cartes Blanches», dédiée à l’architecture éphémère qui s’installera sur divers sites



29
Sep,2013

Vittel, Source d’inspiration architecturale

De village rural au 19 ème siècle, Vittel a acquis le statut de ville de luxe au 20 ème siècle. La Maison du Patrimoine recueille toutes les archives concernant Vittel dont le thermalisme et       l’architecture. Au 19 ème siècle Vittel est un village ordinaire de Lorraine proche de Mirecourt, grand centre de la dentelle. Presque toutes les Vittelloises étaient des « petites mains » et participaient à la fabrication de la dentelle. En 1854 arrive Louis Bouloumié, sur les conseils de son médecin, pour y prendre les eaux car celles de Contrexéville étaient trop minéralisées pour lui. A l’époque, Vittel a une source qui court au milieu des herbes folles avec la réputation d’être très bonne pour le foie et les reins. Bouloumié est avocat républicain à Toulouse. La révolution de 1848 ne lui plaît pas, il est arrêté et emprisonné puis envoyé en exil en Espagne. Sa santé se dégrade et il émet le souhait de venir se soigner en France. Il sera accompagné par des gendarmes pour sa première cure ! Plusieurs fois par semaine, Bouloumié fait le plein d’eau de Vittel dans des bonbonnes pour repartir à Contrexéville. Il créera la station en commençant par acheter