Photographie

23
oct.,2018

Dorothea Lange – Politiques du visible

  Le Musée du Jeu de Paume présente du 16 Octobre 2018 au 27 Janvier prochain, la première exposition historique depuis 20 ans Dorothea Lange-Politiques du visible sur le travail de l’éponyme photographe américaine.     À l époque de la Grande Dépression de 1929 aux Etats-Unis le gouvernement de Franklin Roosevelt mit en place le projet du New Deal ainsi que de la Farm Security Administration créée en 1935 pour venir en aide aux fermiers victimes du Dust bowl en Oklahoma, au Kansas et au Texas.         C’est Roy Striker, membre du gouvernement, qui rassembla un groupe de 11 photographes dont les travaux constitués de plus 170 000 négatifs et tirages furent préservés grâce à leur conservation au sein de la Bibliothèque du Congrès de Washington DC. Les différents magazines révélèrent cette grave catastrophe écologique responsable en partie de la vie misérable des fermiers et des métayers et favorisèrent la mise en place du New Deal. Le rôle de ces photographes allait au-delà d’une documentation sociale sur des fermiers migrant vers la Californie.Il s’agissait avant tout de fixer sur la pellicule de vraies émotions que les gens pourraient partager et ressentir, montrant ainsi la détermination et



8
oct.,2018

La beauté des lignes

Gustave Caillebotte était mécène de ses contemporains, les impressionnistes. Aujourd’hui la propriété conserve cet état d’esprit avec la présentation de l’exposition La Beauté des lignes rassemblant 123 œuvres de la collection photographique exceptionnelle de Sondra Gilman et Celso Gonzalez-Falla jusqu’au 2 décembre 2018. L’exposition a été préparée et présentée par le musée de l’Elysée de Lausanne et voyagera ensuite jusqu’à Barcelone.     Tatyana Franck, directrice du Musée de l’Elysée et Pauline Martin, conservatrice du même établissement, ont porté un regard personnel sur cette collection américaine faisant partie de celles des plus grands collectionneurs privés d’oeuvres photographiques au monde. L’ensemble des tirages présentés sont d’époque (« vintage ») et contemporains de la prise de vue de leurs auteurs respectifs.   La genèse de la collection Gilman- Gonzales -Falla C’est à l’entrée de l’exposition que le public découvrira trois tirages du photographe français Eugène Adget qui furent le point de départ de la collection. Sondra Gilman a fait des études aux beaux- arts  de New-York dans des disciplines académiques telles que peinture et sculpture. Elle éprouvera un véritable choc émotionnel à l ‘occasion de la visite d’une exposition photographique d’Adget au MoMA de New York : «  À la suite de cette visite de l’exposition d’Eugène



12
sept.,2018

Gers, terre de création

  Les derniers beaux jours de l’été mèneront les amateurs de photographie et d’art contemporain dans le Gers, terre de création. À Lectoure, où se tient la 29ème édition de son Été Photographique sur le thème de la collection, le public évoluera dans différents lieux de mémoire et d’histoire revisités par la création contemporaine.    À quelques kilomètres de là, les Histoires de pierres de Thomas Millet mettent en scène les habitants du joli village de La Romieu. L’espace d’art contemporain Memento à Auch quant à lui, réinventera les différents lieux de cet ancien couvent de Carmélites transformé jusqu’au 30 Septembre prochain en laboratoire de curiosités contemporaines. Ici, les différents artistes interprètent chacun à sa manière, le sens de l’identité procédant sous différentes formes à une relecture de l’oeuvre parfois de façon farfelue !   Lectoure, du noir et blanc aux installations plasticiennes Aufildeslieux a croisé le chemin, le temps d’un entretien, de Marie-Frédérique Hallin, directrice du centre d’art de Lectoure faisant partie de plusieurs réseaux dont celui de la D.C.A (réseau des centres d’art contemporain). Lectoure est jumelée avec Saint Louis en Alsace et a tissé des liens forts avec cette région ce qui a incité la directrice du centre



23
août,2018

Plein soleil, l’été des centres d’art contemporain

Cette année encore, le réseau D.C.A, initié en 1992, invite le public à découvrir la manifestation Plein soleil, l’été des centres d’art contemporain. Il s’agit d’un parcours estival associant 49 centres d’art contemporain présentant la richesse et la diversité de la création actuelle dans toute la France. Les centres d’art participent également à la production et à la coproduction d’expositions, soit en moyenne 1000 œuvres annuellement. Une médiation culturelle est activement mise en place auprès du public tous territoires confondus. Aufildeslieux s’est rendu au Musée du Jeu de Paume pour découvrir les expositions de Gordon Matta-Clark, Anarchitecte ainsi que Géopolitique de l’oubli de Daphné Le Sergent dans le cadre de la programmation Satellite 11, intitulée Novlangue. Cet événement fait référence de toute évidence à l’univers du roman éponyme d’Orwell 1984 où le langage est réduit à sa plus simple expression informative et  totalement dénué d’affect.Le public pourra découvrir ces 2 expositions coup de cœur jusqu’au 23 Septembre prochain . Gordon Matta-Clark, Anarchitecte L’exposition de Gordon Matta-Clark ( 1943-1978) a été organisée par le Bronx Museum of the Arts en coopération avec le Jeu de Paume. Fils du peintre chilien surréaliste Roberto Matta et de la designer américaine Anne Clark, Gordon Matta



12
nov.,2017

Le Festival Planche(s) Contact de Deauville

La 8 ème édition du Festival Planche(s) Contact de Deauville, en partenariat avec la Fondation Louis Roederer, est mise à l’honneur jusqu’au 26 Novembre prochain. Celle-ci entretient depuis longtemps un lien étroit avec le cinéma et la photographie, elle a notamment été le décor du film de Jean-Pierre Melville Bob le Flambeur et plus récemment Numéro Une de Tonie Marshall. De nombreuses photographies de mode y ont été réalisées par Jacques-Henri Lartigue ou encore les frères Seeberger qui travaillaient pour de grandes maisons de couture telles que Jean Poiret et Chanel à la Belle Époque. Plus tard suivit la génération plus insolente et désinvolte associée aux noms de Jean-Loup Sieff ou de Guy Bourdin. Aujourd’hui les maîtres confirmés de la photographie contemporaine sont talonnés de près par une jeune génération montante qui explore d’un œil neuf la cité balnéaire grâce à un véritable tremplin mis à leur disposition par la municipalité.   Le Festival Planche(s) Contact est le seul événement fonctionnant uniquement par l’intermédiaire de commandes publiques.Les photographes viennent en résidence à Deauville et font un travail sur le territoire et à l’issue des expositions, les œuvres commandées rentrent dans le fonds photographique de la ville. Le Festival IN Dans



27
oct.,2016

Planche(s) contact à Deauville

  La 7ème édition du Festival de créations photographiques Planche(s) contact a été inaugurée le 20 Octobre dernier sous la houlette de son directeur artistique Philippe Normand en partenariat avec la Fondation Louis Roederer. Cette manifestation très originale perpétrée depuis 6 ans permet à divers artistes venus de France et d’ailleurs de poser leur regard sur la ville de Deauville sous la forme de résidences. Les candidats ont été hébergés et totalement pris en charge à la villa Namouna.       Cette initiative a permis au cours du temps de créer et de doter la ville de Deauville d’un fonds photographique comprenant à ce jour plus de 300 œuvres. Le musée des Franciscaines, qui verra le jour au printemps 2019, abritera, entre autre, ce fonds et proposera de nombreux rendez-vous culturels. Deauville est historiquement associée à l’univers de la mode, c’est ici que Coco Chanel y créa sa boutique en 1913 et fut inspirée par les marinières des pêcheurs et le beige ” Deauville ” inspiré  par le sable mouillé de la plage. Dès les années 1970, le photographe suisse Peter Knapp investira les planches de la cité balnéaire pour y exécuter des clichés de mode pour Courrèges mais



14
août,2016

Un été photographique à Lectoure

C’est sur son oppidum que l’ancienne cité gallo-romaine accueille cet été photographique à Lectoure, qui fut la résidence des Comtes d’Armagnac au milieu du XIVème siecle. Durant l’été on y croise les randonneurs en route pour St-Jacques de Compostelle ou encore les amateurs du fameux melon de Lectoure venus pour la feria à la mi-août.       Une histoire riche Lectoure, de tous temps, a occupé un emplacement stratégique au carrefour d’Agen et de l’axe Toulouse-Bordeaux. L’histoire du lieu est riche, notamment fortement marqué par les guerres de religion et la figure de Blaise Monluc qui combattit le protestantisme. Plus tard Lectoure deviendra le fief de généraux républicains dont le plus célèbre fut le maréchal Jean Lannes dont on peut apprécier le portrait le long d’une très belle rampe d’escalier de la mairie, ancien palais des évêques de Lectoure.     Ce fils de métayers, originaires de la ville, fut remarqué par Napoléon Bonaparte durant la bataille d’Arcole en Italie. Les passionnés d’histoire pourront découvrir le musée archéologique, un des plus anciens de Gascogne, situé dans les caves voûtées de l’hôtel de ville avec une très belle collection d’art sacré.   La cathédrale St-Gervais et St-Protais s’impose avec son clocher-



6
mai,2016

Did you know Kazakhstan?

Did you know Kazakhstan?  Pas en ce qui me concerne mais les photos de l’exposition du même nom vous transporteront dans cette belle contrée devenue indépendante il y a 20 ans. Le Kazakhstan constitue une véritable perle de l’Asie centrale sillonnée par la mythique route de la soie traversant cette grande steppe, autrefois peuplée de nomades, enchâssée entre la mer Caspienne et la Chine.   L’art contemporain y est promu par l’association IADA, International Art Development Association. Cette entité fondée par Dina Baitassova, Indira Indira et Laurent Lehman permet à une dizaine d’artistes kazakhs de participer aux foires de Vienne, Londres, Dubaï ou encore à Venise dans le cadre de la 55 ème biennale d’art contemporain.C’est la Wild Project Gallery à Luxembourg qui met à l’honneur jusqu’au 11 Juin prochain la photographie contemporaine du Kazakhstan.  La galerie fondée par Renaud Bergonzo représente des artistes à rayonnement international tels que la regrettée Leila Alaoui, Izumi Miyazaki ou encore Emmanuelle Bousquet .   ***** Exposition Did you know Kazakhstan ? jusqu’au 11 Juin 2016 Wild Project Gallery 22 Rue de Louvigny L-1946 Luxembourg (Luxembourg) www.wildprojectgallery.com



7
avril,2016

EN/QUÊTE D’IDENTITÉ

L’exposition En/Quête d’identité réunit 16 artistes, photographes et vidéastes sur le thème du portrait à l’abbaye de Jumièges dans le cadre du Festival Normandie impressionniste jusqu’au 12 Juin 2016. Ce lieu étonnant constitue un des plus fameux monastères bénédictins de Normandie .           Au sein du logis abbatial, cohabitent de façon très harmonieuse, sculptures du moyen âge et œuvres contemporaines.   Ici la volonté identitaire se décline de façon surprenante à travers de multiples facettes : découverte ethnographique itinérante du peuple marocain avec le studio ambulant de Leila Alaoui dont les images sont ritualisées à la manière des portraits d’Irving Penn( en référence à son thème  “Worlds in a small room”  réalisé dans les années 1960) ou encore des autoportraits d’Orlan où la photographe utilise l’application Augment pour une deuxième lecture, plus subversive, de ses visuels dissimulée derrière des masques d’Opéra chinois.L’art du portrait nous prouve à travers le travail de 16 artistes photographes et vidéastes qu’il est en perpétuelle mutation : quelle représentation avons-nous de nous-même, comment sommes -nous perçus par autrui, où se situe la frontière entre image publique et privée?         La photographe Valérie Belin s’interroge sur la perte d’identité et l’obsession de la ressemblance avec



1
déc.,2015

ST-ART 2015, version photographie

  La Foire Européenne d’art contemporain, ST-ART 2015 s’est achevée hier à Strasbourg. Cette 20ème édition a inauguré une forte présence de l’art photographique piloté par Jean-Luc Monterosso initiateur du célèbre Mois de la Photo et Directeur de la Maison Européenne de la Photo à Paris. Cet événement a permis de présenter au public des œuvres originales de grands noms parmi lesquels, la présence de Bettina Rheims qui devint photographe en 1976 avec une série remarquée sur les stripteaseuses, le magnifique travail d’Hans Sylvester en Ethiopie ou encore Zhenchen Liu, Clorinde Durand et Béatrice Pediconi, toutes trois vidéastes.     Cette édition a fait cohabiter pour la 1ère fois la peinture déjà présente les précédentes années avec le médium photographique durant ce mois de la photo qui a malheureusement été fragilisé à Paris dans le cadre de mesures de sécurité. Le symbole de la ville de Strasbourg autour du Parlement Européen a trouvé cette année une résonance encore plus forte dans le contexte actuel. En Janvier prochain, une rétrospective  sur les 30 ans de photographie de Bettina Rheims  sera inaugurée à la Maison Européenne de la photographie à Paris.  En souhaitant une belle carrière  à ce tout nouveau pôle dédié à