Photographie

27
Oct,2016

Planche(s) contact à Deauville

  La 7ème édition du Festival de créations photographiques Planche(s) contact a été inaugurée le 20 Octobre dernier sous la houlette de son directeur artistique Philippe Normand en partenariat avec la Fondation Louis Roederer. Cette manifestation très originale perpétrée depuis 6 ans permet à divers artistes venus de France et d’ailleurs de poser leur regard sur la ville de Deauville sous la forme de résidences. Les candidats ont été hébergés et totalement pris en charge à la villa Namouna.       Cette initiative a permis au cours du temps de créer et de doter la ville de Deauville d’un fonds photographique comprenant à ce jour plus de 300 œuvres. Le musée des Franciscaines, qui verra le jour au printemps 2019, abritera, entre autre, ce fonds et proposera de nombreux rendez-vous culturels. Deauville est historiquement associée à l’univers de la mode, c’est ici que Coco Chanel y créa sa boutique en 1913 et fut inspirée par les marinières des pêcheurs et le beige  » Deauville  » inspiré  par le sable mouillé de la plage. Dès les années 1970, le photographe suisse Peter Knapp investira les planches de la cité balnéaire pour y exécuter des clichés de mode pour Courrèges mais



14
Août,2016

Un été photographique à Lectoure

C’est sur son oppidum que l’ancienne cité gallo-romaine accueille cet été photographique à Lectoure, qui fut la résidence des Comtes d’Armagnac au milieu du XIVème siecle. Durant l’été on y croise les randonneurs en route pour St-Jacques de Compostelle ou encore les amateurs du fameux melon de Lectoure venus pour la feria à la mi-août.       Une histoire riche Lectoure, de tous temps, a occupé un emplacement stratégique au carrefour d’Agen et de l’axe Toulouse-Bordeaux. L’histoire du lieu est riche, notamment fortement marqué par les guerres de religion et la figure de Blaise Monluc qui combattit le protestantisme. Plus tard Lectoure deviendra le fief de généraux républicains dont le plus célèbre fut le maréchal Jean Lannes dont on peut apprécier le portrait le long d’une très belle rampe d’escalier de la mairie, ancien palais des évêques de Lectoure.     Ce fils de métayers, originaires de la ville, fut remarqué par Napoléon Bonaparte durant la bataille d’Arcole en Italie. Les passionnés d’histoire pourront découvrir le musée archéologique, un des plus anciens de Gascogne, situé dans les caves voûtées de l’hôtel de ville avec une très belle collection d’art sacré.   La cathédrale St-Gervais et St-Protais s’impose avec son clocher-



6
Mai,2016

Did you know Kazakhstan?

Did you know Kazakhstan?  Pas en ce qui me concerne mais les photos de l’exposition du même nom vous transporteront dans cette belle contrée devenue indépendante il y a 20 ans. Le Kazakhstan constitue une véritable perle de l’Asie centrale sillonnée par la mythique route de la soie traversant cette grande steppe, autrefois peuplée de nomades, enchâssée entre la mer Caspienne et la Chine.   L’art contemporain y est promu par l’association IADA, International Art Development Association. Cette entité fondée par Dina Baitassova, Indira Indira et Laurent Lehman permet à une dizaine d’artistes kazakhs de participer aux foires de Vienne, Londres, Dubaï ou encore à Venise dans le cadre de la 55 ème biennale d’art contemporain.C’est la Wild Project Gallery à Luxembourg qui met à l’honneur jusqu’au 11 Juin prochain la photographie contemporaine du Kazakhstan.  La galerie fondée par Renaud Bergonzo représente des artistes à rayonnement international tels que la regrettée Leila Alaoui, Izumi Miyazaki ou encore Emmanuelle Bousquet .   ***** Exposition Did you know Kazakhstan ? jusqu’au 11 Juin 2016 Wild Project Gallery 22 Rue de Louvigny L-1946 Luxembourg (Luxembourg) www.wildprojectgallery.com



7
Avr,2016

EN/QUÊTE D’IDENTITÉ

L’exposition En/Quête d’identité réunit 16 artistes, photographes et vidéastes sur le thème du portrait à l’abbaye de Jumièges dans le cadre du Festival Normandie impressionniste jusqu’au 12 Juin 2016. Ce lieu étonnant constitue un des plus fameux monastères bénédictins de Normandie .           Au sein du logis abbatial, cohabitent de façon très harmonieuse, sculptures du moyen âge et œuvres contemporaines.   Ici la volonté identitaire se décline de façon surprenante à travers de multiples facettes : découverte ethnographique itinérante du peuple marocain avec le studio ambulant de Leila Alaoui dont les images sont ritualisées à la manière des portraits d’Irving Penn( en référence à son thème  « Worlds in a small room »  réalisé dans les années 1960) ou encore des autoportraits d’Orlan où la photographe utilise l’application Augment pour une deuxième lecture, plus subversive, de ses visuels dissimulée derrière des masques d’Opéra chinois.L’art du portrait nous prouve à travers le travail de 16 artistes photographes et vidéastes qu’il est en perpétuelle mutation : quelle représentation avons-nous de nous-même, comment sommes -nous perçus par autrui, où se situe la frontière entre image publique et privée?         La photographe Valérie Belin s’interroge sur la perte d’identité et l’obsession de la ressemblance avec



1
Déc,2015

ST-ART 2015, version photographie

  La Foire Européenne d’art contemporain, ST-ART 2015 s’est achevée hier à Strasbourg. Cette 20ème édition a inauguré une forte présence de l’art photographique piloté par Jean-Luc Monterosso initiateur du célèbre Mois de la Photo et Directeur de la Maison Européenne de la Photo à Paris. Cet événement a permis de présenter au public des œuvres originales de grands noms parmi lesquels, la présence de Bettina Rheims qui devint photographe en 1976 avec une série remarquée sur les stripteaseuses, le magnifique travail d’Hans Sylvester en Ethiopie ou encore Zhenchen Liu, Clorinde Durand et Béatrice Pediconi, toutes trois vidéastes.     Cette édition a fait cohabiter pour la 1ère fois la peinture déjà présente les précédentes années avec le médium photographique durant ce mois de la photo qui a malheureusement été fragilisé à Paris dans le cadre de mesures de sécurité. Le symbole de la ville de Strasbourg autour du Parlement Européen a trouvé cette année une résonance encore plus forte dans le contexte actuel. En Janvier prochain, une rétrospective  sur les 30 ans de photographie de Bettina Rheims  sera inaugurée à la Maison Européenne de la photographie à Paris.  En souhaitant une belle carrière  à ce tout nouveau pôle dédié à



12
Nov,2015

La Saga STAR WARS avec La Poste

Une nouvelle gamme de produits inédits en série limitée seront proposés par La Poste à partir du 16 Novembre à l’occasion de la sortie sur les écrans du REVEIL DE LA FORCE le 16 Décembre prochain.   Ces timbres tu collectionneras ! Une édition de 4 timbres autocollants ayant une validité permanente à l’effigie de 5 héros de la saga.          Le Maître de l’origami tu seras ! Une enveloppe pré-timbrée qui se transforme en un origami X Wing ou R2-D2 ainsi qu’une carte de correspondance assortie.       R2-D2 tu missionneras ! On pourra désormais adresser un colissimo STAR WARS en édition limitée avec un contenu pouvant peser jusqu’à 3 kilos.   Des cartes de vœux tu expédieras ! Pour partager le retour de la saga avec ses proches ! Un R2-D2 argenté ou encore Chewbacca, Yoda et Dark Vador combleront les vœux intergalactiques des petits et des plus grands. Que La Poste soit avec vous!  Toutes les informations sont sur pressroom-galactique.laposte.fr     Résultats du concours photo MONTIMBRAMOI : 1er prix Charlotte B.     « Un coin de paradis à Hof Dor en Israël où se conjuguent histoire  et sérénité, où cohabitent paisiblement ceux qui d’aventure  s’affrontent, où les vagues



21
Mar,2014

Mathieu Pernot et Robert Adams au Jeu de Paume

LA TRAVERSEE de Mathieu Pernot       Dans une rétrospective au Musée du Jeu de Paume éclairant 20 ans du travail de Mathieu Pernot,  diverses histoires nous sont racontées dans leur chronologie comme celle de cette famille tsigane que le photographe a suivie de 1995 à 2013. L’artiste s’attache et restitue dans cette exposition, différentes quêtes identitaires, évoquant la migration, l’enfermement, nous livrant des destins qui s’entrechoquent . Des formes drapées d’anonymat, à l’inquiétante immobilité, couchées sur les pavés du 10ème arrondissement, témoignent de la migration Afgane,des barres de HLM  se fissurant et se brisant au sol dans un nuage de poussière endeuillent la banlieue de Mantes- la- Jolie. La photographie de Mathieu Pernot observe avec le regard d’un documentariste. Le ton épuré et la rigueur simple des cadres contribuent à la violence frontale à laquelle le public est confronté.     D’une salle à l’autre, l’artiste développe ses univers à la façon d’une narration parfois expérimentale (série Photomatons) ou fragmentée autour d’un même sujet (série Les Hurleurs) ,s’appuyant également sur des documents d’archives ( Archives Départementales des Bouches du Rhône) où un fond sonore restitue la parole des opprimés parqués dans des camps d’internement .     Marie



5
Jan,2014

Entretien avec Francine Deroudille – Atelier Robert Doisneau

C’est dans L’Atelier Robert Doisneau, l’ancienne maison familiale de Montrouge, que j’ai rencontré Francine, une des deux filles du photographe en charge, avec sa soeur Annette Doisneau, du fond photographique de  450 000 négatifs de son père.   ◊ Robert Doisneau vous associait-il à sa vie professionnelle?   Notre vie de famille était totalement tricotée avec la photographie. L’atelier de mon père était dans la maison. Aujourd ‘hui c’est devenu mon bureau et lieu de travail. J’ai toujours vécu avec des odeurs d’hyposulfite et d’hydroquinone très tenaces dans toute la maison.Le laboratoire a été durant un temps installé dans notre salle de bains, on a toujours été des filles d’artisan faisant partie de la roulotte ! C’était quelqu’un qui pratiquait son métier avec beaucoup de sérieux et en même temps il avait une attitude qui semblait d’une totale décontraction et très  joyeuse. Il y avait une certaine dualité car on sentait c’ était l’activité essentielle de sa vie et de la nôtre.La vie de famille etait construite autour de la photographie,on posait beaucoup, on préparait la grande cantine avec ses films quand il partait pour des prises de vues.     ◊ Vous emmenait- il avec lui sur ses reportages?  



5
Jan,2014

Robert Doisneau au Pays des Sorgues…

  Les lieux inscrivent les histoires et les rencontres. C’est à L’isle sur la Sorgue dont l’écrivain René Char fut l‘enfant-poète , que s’installa durant la guerre le photographe Willy Ronis, ami de Robert Doisneau.Tous deux engagés par l’Agence Rapho à Paris, avaient en commun un regard humaniste, une amitié courtoise mutuelle puis des destins croisés tel le partage des eaux, là où la Sorgue se sépare en deux bras,transformant la ville en Venise provençale…     Ici  dans cette ancienne enclave du Comtat venaissin, la vie s’organise autour de l’eau, force vitale de la région et muse de nombreux  écrivains: Pétrarque écrivit ses plus beaux poèmes à Fontaine de Vaucluse non loin d’ici ,là où jaillit en un seul point la rivière de la Sorgue surgie des entrailles de la terre. La ville se construisit sur pilotis au milieu de marécages insalubres et eu dès le XI ème siècle une activité économique florissante grâce à l’énergie de l’eau qui faisait tourner les roues à aube: le blé était moulu, la laine, descendue des Monts du Vaucluse, peignée, la soie filée.Tour à tour, ville de pêcheurs,de tisserands,de papetiers puis de brocanteurs. L’isle sur la Sorgue aurait très certainement inspiré Robert Doisneau comme