Strasbourg et ses jardins est une ville facile et pratique à découvrir grâce à ses nombreux ponts, passerelles et petits ouvrages sans compter son réseau fluvial et les nombreux tramways qui la sillonnent. La City Card, valable 7 jours consécutifs et proposée à l‘Office de Tourisme de Strasbourg vous fera bénéficier de remises intéressantes de 20% à 50%, incluant des promenades en bateau avec Batorama, locations de vélos ainsi qu’une visite en train touristique et des activités culturelles. Il est à noter que pour l’instant la City Card n’intègre pas les transports en tramway et bus. Grâce à son projet de parc naturel urbain (PNU), la ville et ses quartiers a su se « réconcilier » avec la nature. La 3è charte de ce beau projet de mobilisation collective a été établie en 2025 et court jusqu’à 2029. En préservant la biodiversité en ville, la nature continue ainsi à exister et à offrir des espaces de détente. Par ailleurs le PNU, tout en intégrant la nature dans la ville, permet de tisser du lien social en favorisant la création de jardins collectifs et familiaux.

Strasbourg – Petite France © Philémon Henry – OTSR
Quelques quartiers incontournables de Strasbourg
Aujourd’hui Strasbourg intramuros compte environ 298 000 habitants et 500 000 en comptant l’Euro métropole (Strasbourg et 32 communes autour). La ville était situé sur une implantation romaine, officiellement en l’an 12 avant JC. En 1988, les 2000 ans d’histoire et le classement au patrimoine de l’humanité de la cathédrale et de la vieille ville de Strasbourg ont été célébrés.
La Grande Île
Le cœur historique de Strasbourg est un peu surélevé et se situe dans le périmètre de l’ancien camp romain dans un grand rectangle qui occupait un bon quart sud-est de la Grande Île, noyau historique de Strasbourg. Ce quartier constitue le berceau de la ville, une île formée par les bras de la rivière Ill, développée à l’époque gallo-romaine autour du camp militaire Argentoratum. La cathédrale de Strasbourg en est le bâtiment le plus emblématique et chef d’oeuvre de l’art gothique. Elle symbolise la puissance religieuse et politique de la ville médiévale. A ses côtés, la Maison Kammerzell, construite au 15è siècle, appartenait à un marchand prospère. Plus de 70 figures sculptées ornent ses colombages en bois sculpté. Cette façade témoigne du cœur commercial important que constituait cette zone de la ville à l’époque.

Strasbourg, Ponts couverts et cathédrale-Photo © Philémon Henry-OSTR

Strasbourg – Maison Kammerzell © Elsacyril – OTSR.jpg

Strasbourg – Cathédrale gable facade occidentale © Christophe Hamm – OTSR

Rosace de la Cathédrale Notre Dame de Strasbourg © Philémon Henry – OTSR
La zone de la Petite France, à une dizaine de minutes à pied de la cathédrale, est l’ancien quartier des tanneurs, meuniers et pêcheurs. Elle est traversée par des canaux et petites écluses et déploie de jolies façades à colombages. Ce quartier a eu mauvaise réputation au temps des tanneries. Aujourd’hui il rencontre beaucoup de succès avec les anciennes glacières ( elles se visitent durant les journées du patrimoine) qui alimentaient les débits de boisson. Depuis elles ont été transformées en hôtel 5 étoiles. A proximité on aperçoit l’ancienne douane où les bateaux devaient s’acquitter d’une taxe en arrivant à Strasbourg. Il y a en projet d’y installer une collection muséale dans les étages supérieurs.

Une jolie vue de la Petite France-©Pexel
La Krutenau
Elle englobe une partie de la vieille ville qui se trouve au sud de la cathédrale, entre le quartier de l’hôpital civil à l’ouest et la Neustadt à l’est. La Krutenau est sans aucun doute un des quartiers les plus attachants et vivants de Strasbourg, offrant un mélange très particulier d’histoire , de vie étudiante et d’ambiance bohème. Le jardin botanique de Strasbourg est inséré dans le secteur de la Krutenau, marquant ainsi un passage entre quartier historique et universitaire moderne. Il renforce ainsi l’identité universitaire et scientifique en dépendant de l’Université de Strasbourg. Son côté verdoyant et paisible contraste avec l’animation des bars à proximité. L’école des arts décoratifs, aujourd’hui intégrée à la Haute école des arts du Rhin (HEAR), est un des lieux emblématiques du quartier de la Krutenau. Certaines activités de ce bâtiment historique du 19è siècle se déroulent également dans la Manufacture des tabacs, toute proche. L’école et son décor ont été conçus par le premier directeur, Anton Seder(1850-1916), un acteur clé de l’Art nouveau à Strasbourg. Il fera fabriquer les céramiques décorant les façades par un de ses élèves, Léon Elchinger. La remarquable façade de l’école se caractérise par des motifs végétaux stylisés et des formes fluides et organiques. Sur les murs en brique jaune, les panneaux en céramique présentent des figures féminines allégoriques incarnant les disciplines artistiques majeures: architecture, peinture et sculpture. Un ancien élève puis professeur de dessin, Charles Bastian a également produit de belles céramiques Art Nouveau dans le quartier de la Neustadt.

Façade principale de la la Haute école des arts du Rhin (HEAR)©K.HIBBS

Céramique représentant une figure féminine allégorique- Photo © K.HIBBS
La Neustadt
Le quartier de la Neustadt, à Strasbourg, est un des exemples les plus fascinants d’urbanisme européen de la fin du 19è siècle. Son nom signifie « nouvelle ville » en allemand, indice direct de son origine après l’annexion de l’Alsace-Lorraine en 1871, à la suite de la guerre franco-prussienne. La place de la République marque la transition entre la Grande Île historique et la Neustadt, le quartier impérial construit à la fin du 19è siècle. Les autorités allemandes feront de Strasbourg une capitale régionale moderne. On est loin du dédale médiévale de la Grande Île. Une architecture monumentale d’inspiration wilhelmienne avec de larges avenues se déploie avec des édifices emblématiques dont le Palais du Rhin, ancien palais impérial, l’ancien hôtel des postes, très beau bâtiment néo-gothique des années 1890 et l’église Saint-Paul, pur exemple de néo-gothique germanique. Le Parc de l’Orangerie incarne une idée clé allemande: l’intégration de la nature à la ville . En flânant dans des rues plus tranquilles du quartier, on pourra découvrir des villas de style Art nouveau /Jugendstil.

Strasbourg – Place de la République © Philémon Henry –

Place de la République et Palais du Rhin © Philémon Henry – OTSR – OTSR

Vue sur l’église Saint-Paul -Photo © K.HIBBS

Strasbourg – Lac du parc de l’Orangerie © Philémon Henry – OTSR
Aujourd’hui la Neustadt, est inscrite au patrimoine impérial mondial de l’UNESCO depuis 2017. Le centre ville l’était déjà en 1988. On a donc cette double inscription et l’on peut même évoquer une triple inscription puisque Strasbourg avec sa Fondation Notre-Dame depuis 700 ans, oeuvrant pour l’entretien au quotidien de la cathédrale de Strasbourg. La fondation exécute des copies de pièces de la cathédrale pour ensuite les reproduire à l’identique. Les ateliers de Notre-Dame sont également inscrits au patrimoine de l’Unesco.

Strasbourg – Jardin botanique de l’Université de Strasbourg © Philémon Henry – OTSR.jpg
Le jardin botanique de Strasbourg installé dans la Neustadt, a fêté ses 400 ans en 2019. Ce fut le second jardin installé en France après celui de Montpellier en 1593 et avant celui de Paris en 1635. Ce complexe est aujourd’hui en phase de rénovation. La première pierre posée en juillet 2023, a consisté en un planétarium très futuriste, actuellement encore non terminé car il y est prévu une végétalisation assez conséquente. L’observatoire astronomique, les facultés et le jardin botanique font partie du même ensemble. La recherche occupe une place importante à Strasbourg, intégrant le planétarium lié au travail des scientifiques se trouvant sur place. Ce mode de fonctionnement n’existe pas dans d’autres villes.
Histoire du jardin Botanique-Université de Strasbourg
Le jardin botanique de Strasbourg fut créé en 1619 au sein de l’ancienne Académie protestante de la ville par décision du sénat de Strasbourg sur un premier site dans le quartier de la Krutenau (la plaine aux choux) situé au sud de la Grande île et de son centre historique. Jusqu’au 18 è siècle, la Krutenau restera une zone très marécageuse, occupée par des maraîchers et des horticulteurs. Grâce à ses sols riches et humides, ce lieu sera idéal pour les scientifiques afin d’y implanter un jardin d’étude.Un Hortus medicus ( jardin médicinal) verra le jour sous l’égide de la faculté de médecine de l’Académie. Les plantes qui s’y trouvent ont un usage exclusivement médicinal.Il sera transféré en 1884 au cœur de la Neustadt pour être intégré à un nouveau pôle scientifique aux côtés de l’Université de Strasbourg. Ce jardin remplissait également une fonction universitaire et constituait un support d’enseignement de la médecine puis plus tard de la pharmacie afin de soigner les gens. Cet espace n’a jamais été un jardin monastique dans le cadre de la ville universitaire de Strasbourg. La Krutenau se situait à l’ extérieur de la ville et le jardin fut établi sur l’ancien cimetière. Un certain nombre de serres et de plantes serviront à enseigner la médecine aux étudiants. Au fur et à mesure vont apparaître d’autres disciplines dont la pharmacie et ce jardin sera dédié à la faculté de pharmacie.

Ancien-Institut-Botanique©JB-Unistra
De la botanique traditionnelle…
La discipline botanique est née réellement au 18è siècle avec la zoologie et les sciences de la nature. Le premier directeur du Jardin Botanique, Johann Rudolph Salzmann , professeur de médecine à l’Académie, s’adonnera à la culture de plantes exotiques découvertes lors de ses nombreux voyages d’étude. Ce n’est qu’au 20è siècle qu’est apparu l’enseignement de la biologie végétale lié a un support que représentait ce jardin universitaire. Au 20è siècle la science botanique s’estompe et est de moins en moins enseignée. Les jardins botaniques abandonnent l’ordonnancement des plantes selon leurs usages médicaux. La botanique devient une discipline scientifique dans la seconde moitié du 17è siècle et connaitra son âge d’or au 19è siècle.

Illustration de pinces de homard-Clianthus_puniceus-©DR
Jusqu’à la guerre de 1870, quand Strasbourg fut assiégée par les prussiens, on se remit à enterrer les morts dans le jardin redevenu un cimetière. Une gravure montre les soldats prussiens remettant des croix à la place des étiquettes vertes de botanique. La Prusse gagne la guerre et Guillaume1er veut faire de Strasbourg une vitrine de l’Europe en faisant construire une université allemande (1870-1884). L’idée d’un campus au sein de la Neustadt ( nouvelle ville) avec des instituts était née. On trouvera des instituts de botanique, de zoologie (refait après 6 ans de travaux), de psychologie et de physique de part et d’autre du Palais du Rhin jusqu’à l’observatoire astronomique en passant par le Palais universitaire. Les jardiniers se plaignaient du manque de place et de la vétusté des serres. Pendant la période allemande de Strasbourg, le jardin botanique fut profondément réorganisé par Anton de Bary (1831-1888). Il sera nommé professeur à l’université impériale de Strasbourg puis premier directeur et considéré comme le fondateur de la mycologie moderne. On décida donc de sortir de la ville et de trouver un emplacement pour le jardin. 4000 mètres carrés de serres furent construits sur d’anciens campements militaires mais malheureusement détruits par un orage de grêle en une seule journée en 1958. Ces serres anciennes abritaient des milliers de plantes exotiques dont une palmeraie, des espèces de milieux arides. Un peu en retrait, une petite serre appelée Victoria House, comportant une verrière basse, accueillait une seule espèce, le nénuphar géant d’Amazonie. Cette Victoria House, située à quelques mètres des autres serres, fut miraculeusement préservée et sera partiellement rénovée plus tard par les descendants de Bary dont elle portera le nom.

Une serre du jardin botanique de Strasbourg- Photo © K.HIBBS

Strasbourg – Jardin botanique de l’Université de Strasbourg © Philémon Henry – OTSR
…à une science à part entière
Au début du 20è siècle la botanique traditionnelle sera remplacée par la biologie moléculaire après 1950 et la génétique. Strasbourg devient un pôle scientifique important et la recherche se déplace progressivement vers les laboratoires. Désormais les jardins botaniques situés à l’extérieur des universités deviennent des lieux d’agrément et sont gérés par les municipalités. L’université de Strasbourg a elle continué à enseigner la biologie végétale en conservant ce support d’enseignement et de recherche.
Le milieu de la recherche avait évolué entre1870 et 1958 avec la biologie cellulaire, génétique moléculaire. Les plantes furent cultivées différemment. La création de 400 mètres carrés de serres fut dédiée à la construction d’un institut pour la recherche avec des laboratoires.Tous les jardiniers qui travaillent au jardin sont botanistes et ont une connaissance des plantes en tant qu’objet de collection. Ils ont la liberté dans la gestion et la sélection des espèces grâce au partage d’un index avec les autres jardins s’appuyant sur un principe d’échanges de graines voire de plantes.
Chaque année 700 étudiants de 1ère année vont passer leur temps au jardin botanique la 1ère semaine de rentrée à chercher des informations munis d’un carnet de visite du jardin botanique dans lequel ils feront également des illustrations. Au cours de la visite de ce superbe jardin on pourra découvrir un incroyable Cyprès chauve, Taxoduim disticum, et ses racines aériennes. Cet arbre est
originaire du sud-est des Etats-Unis où il pousse dans les marécages du bassin du Mississippi. Afin d’éviter l’asphyxie, ses racines fréquemment submergées, émettent des excroissances coniques appelées « pneumatophores ». Dépassant du niveau de l’eau, elles assurent la fonction respiratoire permettant les échanges gazeux entre les racines et l’air ambiant.

Cyprès chauve et ses racines aériennes au jardin botanique de Strasbourg-Photo© K.HIBBS

Racines aériennes d’un cyprès chauve au jardin botanique de Strasbourg-Photo© K.HIBBS
Les masters proposés aux étudiants
3 filières de masters spécialisés sont proposées (Parcours Plantes, Biologie moléculaire et Biotechnologies, Parcours Plantes, Environnement et Génie Écologique et Parcours Plantes, Molécules Bio-actives et Valorisation). Une parcelle des plantes utiles à l’homme est située au sein du jardin botanique. Elle contient des plantes à huile, à parfum, odorantes et à fibres.
Un parcours Arbres et Mythes alliant art et sciences
Avec l’ouverture du musée zoologique, un parcours » Arbres et mythes » a été mis en place sous la forme d’fune balade picturale proposée par l’artiste Jaime Oliveres au sein de l’arboretum du jardin botanique de l’université de Strasbourg, riche de 2200 arbres. La rencontre entre imaginaire et végétal font appel ici au mythe comme instrument de médiation. Ce parcours repose sur les métamorphoses d’Ovide et divers personnages de la mythologie greco-latine avec, notamment, des figures féminines qui ont été transformées en arbres.dans les oeuvres de l’artiste plasticien Jaime Oliveres. Le public est invité à prendre en compte la dimension spirituelle et artistique des différentes espèces présentes. Les personnages de nymphes ou de déesses associés aux arbres, comme Athéna à l’olivier et Perséphone à la grenade, sont souvent en lien avec une espèce particulière. Daphnée sera transformée en laurier rose et non en laurier sauce, Pitys sera métamorphosée en pin noir méditerranéen. Pas moins de 20 mythes sont mis en lien avec 20 arbres de l’arboretum . Le plasticien a pris en compte des données botaniques du jardin ainsi que des mythologies réunies dans divers ouvrages pour nous transporter dans une rêverie collective et sensorielle et à nous interroger sur la place du végétal dans notre civilisation.
Shirin Khalili, Chargée de médiation scientifique & culturelle:
« La connaissance des romains sur les différentes essences est très intéressante. Nous travaillons en collaboration avec des artistes sur des projets Art et Sciences. On construit ensemble le projet tourné vers les collections végétales pour que les étudiants puissent parler des plantes sous ces 2 aspects. »

Une grenade du jardin botanique de Strasbourg © K.HIBBS

© Perséphone et la grenade – Peinture, Technique mixte – Jaime Olivares.
Strasbourg … à l’ouest
Au 19è siècle, Strasbourg est entourée de forts, il y en avait 19. A l’ouest du centre -ville de Strasbourg il subsiste une Porte de guerre , vestige des anciennes fortifications de la ville. Cette porte fait partie du système défensif conçu notamment sous Sébastien Le Prestre de Vauban où se trouve désormais une ceinture verte avec 16 km de sentiers pour limiter l’étalement urbain et offrir des lieux de respiration. Aujourd’hui la ceinture verte est un mélange d’héritage militaire, de zones naturelles préservées et d’aménagements récents. Cette ceinture verte est un poumon naturel autour de la ville. Ce quartier est à la fois historique et très marqué par la nature se nomme la Montagne Verte où alternent bords de canaux, prairies et zones humides et jardins familiaux et partagés.
Situé juste à l’ouest de la Montagne Verte, le quartier de Koenigshoffen ( jardins partagés) est un ancien faubourg ouvrier aujourd’hui en pleine transformation. On y trouve des friches réaménagées constituée d’éco-projets et d’initiatives citoyennes. C’est LE coin nature alternative de l’ouest strasbourgeois. Les quartiers de la Montagne Verte, de Koenigshoffen et d’Elsau font partie du Parc Naturel Urbain de Strasbourg. Le PNU intègre à la fois la régulation climatique avec des îlots de fraîcheur, la gestion des eaux, la biodiversité tout en créant du lien social .
Un camps romain était situé au coeur de l’actuel centre-ville de Strasbourg sur la Grande île , où se trouve la cathédrale. Les Romains avaient choisi cet emplacement vers 12 av. J.-C. car il se trouvait au bord du Rhin, frontière stratégique de l’Empire. Il faut savoir que l’ouest de Strasbourg , notamment Koenigshoffen, correspond bien à une ancienne zone de nécropole romaine. Les jardins partagés se trouvent le long de la route des Romains et dans la même zone générale que l’ancienne nécropole gallo-romaine.
Le jardin partagé de l’Association Par Enchantement
Nous avons rencontré Pascal Visse, jardinier de l’Association Par Enchantement pour évoquer ensemble les jardins partagés à Koenigshoffen au sein du PNU.
Pascal Visse:
» Les civils se sont installés ici jusqu’à la fin du Moyen- Âge. Sur le plan géologique nous nous trouvons sur une butte de loess qui rend la terre extrêmement fertile. Ce mélange de sable et d’argile est suffisamment drainant pour retenir les nutriments riches . Il y en a plus de 20 mètres sous nos pieds« .
Le projet initial de l’association consistait à aider des parents qui devaient faire garder leurs enfants dans notre micro crèche Par Enchantement et qu’ils mangent bien et bio. L’aide administrative et l’aide aux devoirs se sont développé. L’association donne également des clefs aux porteurs de projets et les accompagnent. Un certain nombre d’adultes viennent ici dans l’espace de l’Association Par Enchantement pour apprendre à faire le jardin. Quatre personnes partagent cet espace de 6600 mètres carrés dont une association familiale protestante. Pascal s’occupe plus particulièrement d’accompagner des adolescents issus de l’école Steiner (5 è,6è,8è et 7è) pour leur apprentissage du jardin partagé.

Potager de l’Association Par Enchantement à Strasbourg-photo © K.HIBBS

Le coin des enfants -Association Par Enchantement- Photo © K.HIBBS

Le jardinier Pascal Visse et son oie- Photo © K.HIBBS
Pascal Visse:
» Mon objectif est de leur apprendre à aller jusqu’au bout d’une tâche, de leur transmettre le concept de la circularité avec les cycles de la nature, ce qu’est la structure du sol et leur expliquer ce qu’un jardin peut nous donner s’il est bien entretenu. Il faut être extrêmement rigoureux et constant. Le jardin est une science locale avant tout. Ce n’est pas si dur mais demande un effort constant ! Nos rythmes sont inadaptés par rapport à cette activité. Il est impossible de pratiquer la permaculture dans notre cas car il faut habiter sur place avec une observation longue et attentive du lieu. Les premières années demandent plus de présence.. Selon moi, le type d’agriculture qui n’est pas loin de la perfection reste le bocage avec des petites parcelles entourées de buissons et d’arbres limitant beaucoup l’érosion et captant du carbone. Dans la pédagogie Steiner la culture des céréales et des lentilles est importante. Les céréales permettent d’illustrer un cycle complet et visible entre semer les graines, voir pousser la plante , récolter le grain et le transformer en pain. L’enfant comprend ainsi la transformation de la nature en nourriture avec son cycle complet de transformation. Ici nous cultivons du maïs noir du Tessin qui est très résistant à la sécheresse. »
Pascal est un passionné de ce jardin partagé. L’été quand il y a une canicule, il n’hésitera pas à se lever à 4 heures du matin pour arriver au jardin à 6 h et arroser jusqu’à 9 heures et reviendra à 18 heures.
L’association des jardins de la Tour du Schlœssel
Cette association s’inscrit dans un projet plus large, à la fois écologique, participatif et citoyen, autour de la Tour du Schlœssel , un ancien ouvrage médiéval du 14è siècle converti en tiers-lieu à Strasbourg. A partir de 1804, un médecin botaniste,Thomas Lauth, procèdera à de nombreuses transformations. La tour sera acquise par la Ville en 1986 et affirmera sa vocation de Maison du Parc naturel urbain.Cet espace collaboratif ouvert est investi tant par les habitants et bénévoles du quartier que par les structures locales. Les 2 grandes activités du lieu consiste au partage du territoire avec des porteurs de projets et à la gestion de la tour. Ici on cultive la terre de manière écologique et naturelle, on sensibilise à l’alimentation durable et à créer du lien social autour d’activités concrètes comme une formation grand public » De la graine à l’assiette ». En partenariat avec la structure Les Mains Vertes, on apprendra à réaliser des spirales aromatiques ou encore des sols en lasagne.Avant la création du PNU de Strasbourg, la tour était un lieu oublié. L’intérieur a été réhabilité depuis, pour accueillir des espaces de coworking.

Jardins partagés de la Tour du Schlœssel-Photo© K.HIBBS

Jardins partagés de la Tour du Schlœssel-Photo© K.HIBBS
De la BiodiverCité au Musée zoologique
Situé au cœur du campus universitaire, la visite du Musée Zoologique réouvert depuis septembre 2025 , le musée propose au public un voyage au coeur de la diversité du vivant. Ainsi on pourra partir à la découverte de l’histoire des sciences naturelles et du fonctionnement des écosystèmes et explorer l’évolution de la place des humains dans le monde animal grâce aux collections patrimoniales du musée. en parcourant les expositions permanentes du Musée. Dans le cadre des expositions temporaires Biodiver-Cité enchantera petits et grands jusqu’au 31 décembre 2026 en présentant une magnifique collection de dessins des animaux de la ville avec les travaux d’illustration naturaliste de la talentueuse Valentine Plessy.

Valentine Plessy-illustratrice-dessinant sur le terrain © DR
Valentine Plessy:
« Cette exposition présente cinq focus des milieux animaliers urbains. J’ai réalisé un dessin pour chaque animal et toutes les scénographies ont été réalisées par les étudiants(-tes) de la HEAR. Je suis autodidacte et j’ai toujours dessiné en observant énormément dehors. le musée m’a contactée pour la valorisation par l’illustration naturaliste. Avant cela j’ai beaucoup travaillé pour les réserves naturelles de la ville de Strasbourg . Cinq espèces que l’on voit en milieu urbain ont été sélectionnées. Je passe un temps infini d’observation au point d’en oublier mon carnet de croquis! Je suis très preneuse des ambiances avec beaucoup d’ombres contrastées et je dessine beaucoup au crayon à papier. Les teintes sont ensuite appliquées en aquarelle et de plus en plus avec des crayons de couleur me permettant d’atteindre la perfection du détail et un certain piqué dans mes illustrations. Je me documente en complément à travers des livres et des photos ».
Des visites guidées de l’exposition Biodivercité seront proposées du 29 avril au 24 juin 2026.

Croquis et illustration d’un pigeon Biset © Valentine Plessy
Les adresses gourmandes que nous avons aimées
Strasbourg est réputée pour sa cuisine régionale alsacienne, généreuse , conviviale et identitaire. On trouvera des winstubs incontournables, équivalents des bouchons lyonnais. Au fil des Lieux vous emmènera Chez Yvonne , véritable institution depuis 1873. Des entrées du terroir telles que le foie gras d’oie maison mariné au Cognac et Vendanges tardives ou encore un filet de Sandre au Riesling en plat, sauront séduire vos papilles! Le restaurant propose également un menu gourmand ( entrée, plat et dessert à 41 euros).

Devanture de Chez Yvonne à Strasbourg- Photo© K.HIBBS
Dans le décor chic et vert, inspiré de l’Art déco du restaurant Pompette, vous découvrirez une cuisine bistronomique avec des produits frais de saison. La patronne Ilona Garnier, étant sommelière , des dégustations et accords mets&vins sont également proposées. Comptez 14 euros pour le plat du jour.

Restaurant Pompette_ Photo ©Valentin Helbourg
On a eu un coup de foudre pour le jeune trio formé par Pauline,Emmanuelle et Brice qui pilotent le...Foudre Feu, tout récemment ouvert avec un nom prédestiné! Un confit de tomates sèches avec sa choucroute crue, gel citron confit ,huile fumée et petits oignons frits a été une belle entrée en matière, le tout accompagné d’un verre de Pur Jus (assemblage de Sylvaner, d’Auxerrois et de Riesling provenant des sols limoneux de Dambach -La-Ville). Cet amuse bouche s’est poursuivi avec une burrata d’Alsace au chutney et pêche sanguine. du mardi au vendredi un menu avec entrée, plat et dessert est proposé au prix de 26 euros.

Confit de tomates sèches au restaurant Foudre Feu – Photo © K.HIBBS

Pana cotta à la vanille de la Réunion,crumble aux graines de tournesol et olives noires avec pâte de cacao-Photo © K.HIBBS
Nicolas Multon – Comptoir gastronomique de desserts
Tout comme les beaux jardins de Strasbourg, le Comptoir Gastronomique de Nicolas Multon propose des pâtisseries sucrées et salées, inspirées par la nature et la saisonnalité. Des accords mets et boissons, avec ou sans alcool, serviront cette expérience sensorielle totale. Ici les desserts sont servis comme des plats de haute cuisine et il vaut mieux réserver pour profiter pleinement de ce lieu épuré et apaisant.

Délicates mises en bouche de Nicolas Multon-Photo © K.HIBBS
*****
Renseignements
Y aller
Au départ de Paris gare de l’est par train OUIGO- www.trainline.com
Se Loger
Hôtel & Spa le Bouclier d’Or 4 ****
https://www.lebouclierdor.com/
À deux pas de la Petite France, au cœur du centre historique de Strasbourg, se niche l’hôtel Le Bouclier d’Or, un établissement 4 étoiles qui incarne l’alliance rare entre patrimoine et art de vivre contemporain. Derrière ses façades discrètes de la rue du Bouclier, ce lieu raconte près de cinq siècles d’histoire.
Se restaurer
Brasserie des Haras
https://les-haras-brasserie.com/ Plats à partir de 18 euros
Restaurant Pompette
8 rue des Tonneliers,67000 Strasbourg
Chez Yvonne – S’Burjerstuewel | Restaurant et Winstub
https://www.restaurant-chez-yvonne.net/
Nicolas Multon – Pâtisserie gastronomique à Strasbourg
www.nicolasmulton.com
Faire une balade sur mesure en bateau avec NAO
https://shop.batorama.com.
Inauguré en 2021, NAO est le service de location de bateau de plaisance électrique de Batorama. Avec une capacité d’accueil de 11 passagers, le bateau NAOS est privatisable,toujours avec pilote, pour faire de votre visite de la capitale européenne un instant d’exception ! Dolce Vita au cœur de Strasbourg ou escapade sur le Rhin, ce petit bijou de technologie scandinave et son capitaine Batorama s’adaptent à toutes les envies.
Office eurométropolitain de tourisme, des loisirs et des congrès de Strasbourg
https://www.visitstrasbourg.fr/
Remerciements tous particuliers à Nicolas Wevelsiep, Shirin Khalili et Pascal Visse.
Photo de bandeau:Petite France © Cédric Schell – OTSR

0 commentaires