En janvier dernier, le calendrier des festivités locales a propulsé Nîmes, une fois de plus, au cœur du flamenco pour sa 36è édition dans le cadre de son festival annuel. Le public a pu enchaîner les spectacles entre le Théâtre de Nîmes, celui de l’Odéon, sans compter les nombreuses bodegas qui ont accueilli la version OFF de ce beau festival. Tout aussi célèbre pour son épisode historique autour de la Romanité, la ville s’offre généreusement aux regards, scrutant à la fois son histoire, son architecture contemporaine et ses traditions tout droit venues d’Espagne. Nîmes a également à son actif un savoir-faire ancestral autour du fameux tissu denim réalisé avec un tissage sergé particulier. La toile de Nîmes est bien à l’origine du mot denim et dès le 17è siècle, Nîmes a constitué un important centre textile valorisant un denim patrimonial de cette belle région d’Occitanie.
Flamenco Quézaco?
Le flamenco est subdivisé en différents Palos constituant de multiples styles et formes musicales avec leur propre sonorité. Chaque Palo a son schéma rythmique ou compás, son caractère et souvent son origine géographique. On compte plus de 50 Palos comportant chacun sa propre émotion et histoire. Le plus ancien Palo surnommé Cante Jondo est intense, introspectif voire tragique. Il se décline en Soleà ( oui c’est aussi le prénom de l’attachée de presse qui m’a accueillie!) ou encore Seguiriya par exemple. Le Cante Chico quant à lui, est léger, joyeux et dansant notamment quand il s’agit d’une Bulería ou d’une Alegría. D’autres Palos ont plus spécifiquement une influence latino-américaine telles que les Guajiras, d’inspiration cubaine ou encore les Rumbas flamencas. La guitare, les chants et danses sont calés sur le rythme de chaque Palo. Quand on va voir un spectacle de danse ou un récital de flamenco, ils se terminent en Fin de Fiesta où chacun arrive et interprète une « pata por bulerìa ». Durant ce temps, chacun tape des mains et chante ou danse sur un temps imparti avant de céder la place au prochain.

Affiche du festival de Flamenco de Nîmes-Édition 2026 © DR
Genèse du Festival de Flamenco à Nîmes
Au tout départ c’est Pepe Linares, d’origine andalouse, qui est venu à Nîmes, fuyant l’Espagne pour raisons économiques après la guerre. Pepe sera à l’origine de la vague flamenco à Nîmes. L’artiste prédestiné a grandi au milieu de la noirceur des mines de Linarès et n’emportera que le nom de sa ville natale avec lui pour en faire son pseudonyme. Dans les années 1968, il s’installera tout d’abord comme maçon et s’adjoindra à la communauté andalouse de Nîmes pour jouer de la guitare et chanter. De grandes paëllas étaient organisées sur différentes places où chanteurs, guitaristes et danseurs se retrouvaient. La voix unique de l’homme coiffé d’un chapeau noir, retiendra l’attention du matador Jose Piles qui le présentera à Jean Bousquet, alors maire de Nîmes. Ce dernier aidera Pepe à monter son propre festival de Flamenco. Le Théâtre de Nîmes s’intéressait à cette époque aux musiques du monde en les programmant. Un concours de flamenco, de chant et de danse sera organisé en collaboration avec Pepe, réunissant des espagnols d’Arles, d’Avignon et de Nîmes. Le chanteur Camarón de la Isla et son guitariste Tomatito, un ancien élève du guitariste Paco de Lucia, firent leur premier récital dans les arènes de Nîmes en plein hiver sous une bulle installée à cet effet. Le festival a été initié dès le premier concours de flamenco. Pepe Linares ne tarit pas d’éloges au sujet de Paco de Lucia, le premier guitariste qui l’a accompagné à Nîmes: « Avant Paco de Lucia, le flamenco était une musique occulte. Paco est une pièce unique et avec sa guitare, il a fait perdurer notre culture ».

Rafaela Carrasco – Nocturna © Sandy Korzekwa
NOCTURNA – Architecture de l’insomnie au Théâtre de Nîmes
Durant cette 36è édition, la chorégraphe Rafaela Carrasco a proposé une performance où le flamenco est totalement renouvelé, transcendant sa structure traditionnelle. Ici la musique classique, des textes et de la danse contemporaine sont intégrés au spectacle éblouissant et décliné en pas moins de 12 tableaux successifs. La chorégraphe-danseuse utilise un langage émotionnel éloigné de tout folklore, nous immergeant dans l’univers esthétique et sensoriel de la nuit où s’invitent paradoxalement le sommeil, l’insomnie, le repos et le cauchemar. Accompagnée de 8 autres danseuses, Rafaela Carrasco à travers des tableaux successifs a semé ses différents états mentaux jusqu’à l’aube.
Amélie Casasole, Directrice du Théâtre de Nîmes:
» Rafaela nous parle des errances nocturnes et toutes ces idées qui nous envahissent quand on a une insomnie. C’est une alternance de rêverie et de bien-être avec des moments d’angoisse et de panique. Rafaela a voulu explorer toute une palette d’émotions et parle d’elle , à la première personne, avec un ensemble de femmes qui l’accompagnent. La voix unique de la chanteuse Gema Cabalerro ponctue les différents tableaux qui se succèdent dans le spectacle. Le son et la création sonore ajoutent une matière très innovante à l’univers traditionnel du flamenco. Le classicisme de la tradition est ici totalement revisité. Rafaela Carrasco a dirigé le grand ballet flamenco d’Andalousie et l’on sent cette architecture solide de son spectacle. C’est également une découvreuse de talents. Rafaela a notamment remarqué quand elle dirigeait le ballet d’Andalousie l’artiste-chorégraphe Paula Comitre que vous pourrez découvrir également dans le cadre de cette édition« .

Rafaela Carrasco – Nocturna © Sandy Korzekwa
PARCAS – une idée originale, mise en scène et chorégraphie de Paula Comitre, Florencia Oz et Carmen Angulo.
Un spectacle résolument très épuré et puissant avec de multiples influences. Cette triade féminine nous embarque dans l’interdépendance des trois cycles de la vie: jeunesse, épanouissement et vieillesse. La scénographie évoque le travail de la terre et les moissons dans un magnifique tableau final sans compter les mouvements tournants des 3 danseuses vêtues d’amples robes noires sobres et très amples.On y retrouve la ferveur des derviches tourneurs entrant en méditation en mouvement avec l’univers. Parcas est un spectacle remarquable pour sa sobriété, sa puissance parfois guerrière dans les interactions des 3 danseuses qui réinventent la tradition du flamenco. La collaboration spéciale de la chanteuse Rocìo Luna participe à accentuer la dramaturgie de ce spectacle fort et retentissant.

Paula Comitre, Florencia Oz & Carmen Angulo © Sandy Korzekwa

Paula Comitre, Florencia Oz & Carmen Angulo © Sandy Korzekwa
Le concert exceptionnel de Tomatito 5tet
José Fernandez Torres alias Tomatito a suivi les traces du guitariste Camaron de la Isla dont il a été l’accompagnateur. La transmission de l’art de la guitare flamenco ne s’est pas arrêtée là. Sur scène, on a assiste à la complicité touchante d’un père avec son fils. Tomatito passe plusieurs fois la main à José del Tomate pour quelques solos. La sobriété et l’élégance du grand guitariste Tomatito s’expriment à travers un toucher tout en finesse et en rondeur. Le maître est entouré des frères Kiki Cortiñas et Morenito de Illora alternant des chants tantôt puissants tantôt emplis de douceur. On n’oubliera pas le magnifique interlude de percussion improvisé de Joni Cortés.

Tomatito 5TET Sandy Korzekwa

Tomatito 5TET© Sandy Korzekwa
FloreCiKa, un spectacle pour enfants de MamZelle Flamenco – alias Chely la Torito
Le flamenco a su également séduire le très jeune public des écoles maternelles dans le cadre des actions culturelles du festival pour la petite enfance. L’artiste Chely la Torito a présenté sa création FloReciKa mêlant danse, musique et interactions avec de très jeunes enfants. La fée flamenca, incarnée très gracieusement par Chely, emmène les pré-scolaires à travers un sentier de fleurs, piquées au sol ça et là, dans une véritable expérience immersive:
« Dans le monde merveilleux du flamenco, les mains se transforment en papillons qui dansent, en oiseaux qui chantent et en pigeons qui s’envolent …Dans le monde merveilleux du flamenco pour chasser Madame La tristesse, on chante et on danse la joie. Dans le monde merveilleux du flamenco, lorsque l’on se sent seul, on le dit ensemble ».

ODISEA/ Un autre spectacle flamenco de Chely la Torito © Sandy Korzekwa
Chely la Torito :
» Dans mon enfance, du haut de mes 9 ans, j’assistais aux ferias qui avaient lieu le long du boulevard Jean-Jaurès à Nîmes. C’était une vraie belle communion et je voulais rentrer dans cette ronde de fête! « .
Après un parcours en danse classique, Chely découvrira la danse sévillane de 10 à 14 ans. Elle ne tardera pas à rejoindre l’Académie d’art flamenco et partira pour la première fois en voyage à Jerez de la frontera durant l’été 1992. A l’âge adulte, Chely prend un congé sabbatique, convaincue que la transmission de l’art du flamenco est essentielle et a des effets positifs pour les enfants. Elle côtoie notamment des jeunes en collèges en difficulté, les encourageant à « sortir leur colère par l’intermédiaire de la danse ».
Chely a des racines siciliennes et ne les oublie pas.
» J’ai été très marquée par le cinéma de Visconti et plus particulièrement par la scène du bal dans son film » Le Guépard ». Quand je monte mes spectacles, je pense à sa façon de filmer et à ses travellings sur les visages. En 2010, j’ai écrit le spectacle La fabuleuse histoire de MamZelle Flamenca ! ».
Le public parisien pourra revoir ou découvrir le travail autour du flamenco de Chely le 8 février prochain au théâtre national de la danse du Palais de Chaillot à Paris à l’occasion de l’événement « Séville à Chaillot: un dimanche qui danse le flamenco« .

Spectacle FloreCiKa de Chely la Torito – Photo © Katherine HIBBS
Arrêt sur images: les photos de Sandy Korzekwa
La photographe nîmoise s’immerge chaque année depuis 2019 dans les coulisses et devant les scènes du Festival de Flamenco avec une grande sensibilité. Elle vient tout juste de présenter une série de clichés en Noir et Blanc au sein de l’Office du Tourisme de Nîmes qui a rencontré un franc succès auprès du public du récent festival.Sandy est spécialisée dans les spectacles vivants à Nîmes et également à Arles.
« il y a des techniques particulières à mettre en place pour la photo flamenca car les mouvements de pieds et de mains sont extrêmement rapides. J’ai également fait des photos composées avec l’artiste Chely la Torito. J’ai fait mon apprentissage de la photographie en argentique mais pour la presse où il faut communiquer rapidement je travaille essentiellement en numérique. J’ai fait une résidence l’année dernière dans le quartier du chemin bas ».

Exposition des photos de © Sandy Korzekwa à l’Office de Tourisme de Nîmes © Nîmes Tourisme
Le Festival Off, de restaurants en bodegas
Nîmes vibre et s’enflamme dans de multiples points de rencontre et nous laisse présager de l’ambiance festive qu’elle dégagera au moment des ferias à venir fin mai et mi-septembre. On citera le Tempo, un restaurant contemporain au cœur de Nîmes à l’ambiance festive pour ses cocktails, ses DJ sets et tout récemment, dans le cadre du Off, la prestation remarquée des jeunes danseuses de l’association Las Estrellas del sur. Guillaume, le propriétaire du lieu, est très fier de cette première collaboration au Festival Off de Nîmes. Le restaurant, ouvert il y seulement 7 mois, offre une très belle sélection de vins naturels sans sulfite et sans produits chimiques que Guillaume va dénicher lui-même.
La Bodega Pablo Romero, très populaire à la période des ferias, est une association culturelle ayant pour objet de promouvoir des activités culturelles et festives. Elle transmet également la culture taurine en hommage à Jaime de Pablo Romero, figure historique dans l’élevage taurin.

Le groupe Las Estrellas del sur au restaurant Tempo © Nîmes Tourisme
Découvrir Nîmes à pied
Nîmes a connu de perpétuelles transformations qui transpirent aujourd’hui encore dans la pierre. Elle devint tour à tour, forteresse wisigothe, cité romane, bastion protestant et haut lieu industriel et d’échanges commerciaux. Au tournant du 20è siècle, Nîmes sera reconnue comme première ville manufacturière du Bas Languedoc. Au fil du temps, son centre historique s’est développé, tout comme celui de Montpellier, en forme d’écusson. Nîmes est aujourd’hui très favorable aux déambulations piétonnières pour y apprécier au mieux son patrimoine architectural. Un élégant immeuble haussmannien (devenu l’Appart’City CollectionNîmes Arènes), ancien hôtel particulier, s’impose sur les abords de l’esplanade Charles de Gaulle, à quelques encablures de la gare. Cet espace s’est développé après la révolution française quand les remparts ceinturant la ville furent détruits. Les façades élégantes témoignent d’une époque d’opulence quand la soie remplaça la laine et que les tissus commencèrent à s’exporter. Une grande fontaine, sculptée par James Pradier et dédiée à l’histoire de Nîmes, trône au centre de l’esplanade. La péplophore, divinité féminine vêtue d’un péplos et coiffée d’une couronne, surplombe le sommet de la fontaine. Les bâtiments importants de la ville de Nîmes sont représentés sur sa couronne: La sculpture monumentale a été réalisée en pierre locale de barutel, également utilisée pour les arènes de Nîmes. Tout en bas de cette oeuvre on retrouve 4 personnages incarnant les principales sources d’eau importantes dans l’histoire de la ville de Nîmes.

Fontaine Pradier © Nîmes Tourisme
Nîmes, une histoire d’eau
L’eau a toujours été le moteur de l’économie nîmoise. Une source « mystérieuse » est implantée au coeur du parc des Jardins de la Fontaine, point fondateur dans le développement de la ville. Ces jardins constituent le plus ancien espace vert public d’Europe et se situent à environ 20 mn à pied au nord de l’esplanade Charles de Gaulle. Au 18è siècle, la ville connut de grandes sécheresses, ce qui déclencha l’aménagement des Jardins de la Fontaine. On mit à jour des vestiges antiques ainsi que les traces d’un sanctuaire ancien autour de cette source.

Les Jardins de la Fontaine © Nîmes Tourisme
Des hôtels particuliers au charme discret
L’émergence des hôtels particuliers du 15è au 18è siècle concorde avec la production de la soie dans les Cévennes toutes proches. Les soyeux reproduiront des motifs provençaux inspirés des cotonnades venues d’Orient qui seront exportés dans toute la France et vers l’étranger. Les hôtels particuliers, parsemés dans la zone restreinte de l’écusson à Nîmes, témoignent d’un statut incarnant la réussite sociale.

Le charme d’un vieil hôtel particulier- Photo © K.HIBBS
Les 4 crocodiles de Nîmes
Un crocodile enchaîné à un palmier symbolise les armoiries de Nîmes. Elles ont été inspirées par une monnaie dédiée à la victoire d’Octave, futur César-Auguste, sur son rival Marc Antoine et Cléopâtre lors de la bataille d’Actium en 31 av. J.C. C’est à cette époque là que Nîmes ( Nemausus) frappe une monnaie surnommée l’as au crocodile. On y découvre d’un côté, le buste d’Octave couronné de lauriers et, au revers, un crocodile enchaîné à une palme symbolisant la soumission de l’Égypte à Rome. Cette pièce de monnaie sera surnommée l’As de Nîmes. Ce motif est omniprésent dans la ville: sous la forme de clous au milieu des pavés, dessinés par Philippe Starck en 1985 ou encore Place du marché, matérialisé par la sculpture d’un crocodile en bronze créé dans les années 80 par l’artiste Martial Raysse. Au sein de l’hôtel de ville, en levant les yeux vers le plafond des escaliers principaux, 4 authentiques crocodiles, classés monuments historiques, constituent une étrange décoration. Ils furent successivement placés en cet endroit en 1597, 1671,1692 et 1703 (offert par un négociant nîmois établi à Malte).

Crocodile enchaîné à une palme, symbole des armoiries de Nîmes Photo © Katherine HIBBS
Les incontournables d’hier et d’aujourd’hui
Les Arènes, édifiées à la fin du 1er siècle après J.C, retrouvent progressivement leur blancheur suite à d’importants travaux de restauration. Ici plus de 20 000 spectateurs, installés selon leur rang social, assistaient aux spectacles sanglants entre gladiateurs et animaux sauvages. L’immense amphithéâtre fut transformée forteresse au moyen âge. On y comptait des maisons, deux églises et un château jusqu’au 19è siècle. Au printemps prochain, des journées romaines, comprenant spectacle de reconstitution historique, se dérouleront du 24 au 26 avril.Des visites nocturnes aux flambeaux se dérouleront dans l’amphithéâtre les 22,23 et 24 avril.
Ici le patrimoine antique et le patrimoine contemporain cohabitent harmonieusement et les artistes d’hier et d’aujourd’hui ont forgé leur talent dans l’ADN de la ville. Le Musée de la Romanité à l’architecture contemporaine signée par Elizabeth de Portzamparc s’harmonise parfaitement avec les Arènes à proximité. 6708 carreaux de verre habillent la façade du musée, permettant ainsi,depuis l’intérieur, de profiter de l’urbanisme de la ville.

Façade du Musée de la Romanité © Nîmes Tourisme
Le Carré d’Art Jean Bousquet est issu d’un appel à projet adressé en 1984 à 12 architectes. Norman Foster, originaire d’Angleterre sera finalement retenu: un pari réussi, s’inscrivant parfaitement dans l’axe de la Maison Carrée lui faisant face. Ce temple, dédié aux petits-fils de l’empereur Auguste appartenait à un ensemble monumental et dominait une grande place publique située en contrebas.

Le Carré d’Art de Norman Foster © Nîmes Tourisme

Maison Carrée et sa porte donnant sur ses colonnes corinthiennes © Nîmes Tourisme
La grande aventure du Denim
Dès le 17è siècle Nîmes devient très réputée pour ses manufactures textile ainsi que ses négociants en draperie et soie. Parmi les produits de qualité attractifs on comptait la serge de Nîmes, mélange de laine et de soie, réputée d’une grande résistance. La serge de coton dépassait les frontières et on la retrouvait en Italie sous la forme d’une production de futaines (mélange de lin, coton ou laine. Ce type de fabrication fut baptisé la Jeane ou jean en référence à la ville de Gênes. Grâce à de vieux carnets de comptes on a pu estimer que l’ancêtre du denim était tissé à Nîmes entre les 16 et 17 è siècles sous la forme de toile pour y découper les vêtements des paysans. Le tissage sergé(twill en anglais) était propre à la région de Nîmes avec une trame en écru et une chaîne en bleu de pastel des teinturiers, provenant de la région de Toulouse. L’indigo, plus colorant arriva plus tard d’Inde. Guillaume Sagot, un jeune entrepreneur local a fondé l‘Atelier de Nîmes avec 3 associés. Il nous a présenté sa production et ses deux machines produisant en moyenne 50 mètres de toile par jour. Le montage des jeans est réalisé au Portugal pour la qualité des finitions qui y est garantie. Des toiles en coton et cachemire serviront bientôt pour la collection hiver 2027 et 2028. Guillaume a fait des études d’histoire suivies par 2 masters (Droit européen et gestion de projets). Il décide de tout laisser tomber et redescend à Nîmes pour s’intéresser à l’artisanat local dès 2013. Il lui faudra 7 ans pour acheter les machines et commencer à tisser. Il a créé avec ses 3 associés une structure en fonds propres puis en financement participatif en 2018 pour pouvoir acheter du matériel.
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Renseignements pratiques
Y aller
SNCF Connect – Paris Gare de Lyon – Nîmes Centre
Y loger
Appart’City Collection Nîmes Arènes-Appart Hôtel
1 Bd de Bruxelles- 30000 Nîmes
Tel 04 56 60 26 70
Où manger
Le Napo
48 Bd Victor Hugo-30000 Nîmes
Un cadre exceptionnel créé en 1813.
Se renseigner
Nîmes Tourisme Congrès
6 Boulevard des Arènes
30900 Nîmes
TEL+33 (0)4 66 58 38 00
Ouvert du lundi au dimanche
De 9h00 à 18h00
L’Office propose des visites sur réservation notamment pour les Journées Romaines en avril prochain.
- Remerciements à Soléa Martinez, à ma guide Mélanie et au Théâtre de Nîmes
- Cet article est non rémunéré et ne constitue pas un publi reportage.

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