Pour ne vivre que du bonheur, il suffira de s’offrir 48 heures dans l’Ain, le temps d’un parcours d’excellence entre paysages d’hiver et traditions gastronomiques.
Le dépaysement commence durant le trajet. Derrière les vitres du train, la grisaille parisienne se dissout peu à peu, remplacée par des paysages givrés baignés d’une lumière dorée. En moins de 2 heures, le TGV Lyria avale les 365 kilomètres qui mènent à Bourg-en-Bresse, porte d’entrée d’un territoire où le terroir est une fierté.
Bourg-en-Bresse, capitale gourmande en décembre
Impossible de visiter la Bresse en décembre sans croiser la route de ses célèbres Glorieuses, véritables fêtes de la volaille fine. Dans le sillage des repas de fin d’année, les papilles sont à la fête.
À Bourg-en-Bresse, la brasserie historique Le Français s’impose comme une halte incontournable. Dans un décor élégant chargé d’histoire, on y déguste poularde ou chapon de Bresse AOP, emblèmes d’un savoir-faire ancestral. Et la gastronomie n’est pas le seul artisanat à séduire : la ville cultive aussi des traditions de joaillerie et de métiers d’art, témoignant d’un patrimoine vivant et multiple.

Le fameux poulet de Bresse de la brasserie Le Français / Photo © K.HIBBS
Les Glorieuses de Bresse, un rituel d’excellence
On entre aux Glorieuses comme on pénètre dans un rituel.
À la mi-décembre, dès l’aube, une foule compacte se presse devant les portes encore closes. Sous la halle fraîche, les tables forment des allées impeccables. Seize éleveurs, installés depuis trois heures du matin, peaufinent leurs présentations. Puis, soudain, apparaissent les reines et rois du jour : chapons, poulardes et poulets de Bresse. Ici, les volailles ne sont pas simplement exposées, elles sont mises en scène comme des œuvres d’art. Roulées, lissées, soigneusement emmaillotées dans une toile de chanvre, elles reposent dans un écrin qui épouse la chair avec précision.

Désignation AOP Poularde de Bresse roulée -Photo© K.HIBBS

Concours de volaille fine des Glorieuses, édition décembre 2025- Photo © K.HIBBS
Un geste traditionnel au service du goût
Ce geste n’a rien d’anecdotique. Héritée de la tradition, la toile de chanvre ne sert pas seulement l’esthétique : elle garantit la qualité gustative. En maintenant la chair, en préservant sa fermeté et son moelleux, elle contribue à créer cette texture dense et fondante, signature mondiale de la volaille de Bresse.
Tout autour, les éleveurs veillent. Car ce moment solennel couronne une année entière de soins, d’attention portée à l’élevage et à l’alimentation.
Sur les tables, poulardes, chapons, dindes et pintades racontent une même histoire : celle d’un terroir et d’une quête obstinée de la perfection.
Le chanvre, ancêtre du sous-vide
Il y a une bonne raison à l’emmaillotage des volailles dans une toile de chanvre! Avant l’ère du frigo, il fallait bien se prémunir des bactéries qui pouvaient se faufiler sous la peau des volailles. Par ailleurs au 19è siècle la bourgeoisie parisienne appréciait tout particulièrement cette spécialité culinaire régionale et il était donc important de pouvoir expédier les volailles dans les meilleurs conditions sanitaires possibles jusqu’à la capitale parisienne. C’est en 1825 que Brillat Savarin, dans son livre « La physiologie du goût », classe la volaille de Bresse au premier rang et lui donne ce nom « Reine des volailles, volaille des rois »
Le chanvre s’est imposé comme le garant d’une qualité gustative : en comprimant la volaille grasse dans la toile, serrée sur la peau comme un corset, on comprime la graisse, contribuant ainsi à en rehausser le goût. Il faudra compter pas moins d’une heure trente pour » bichonner » la volaille: le duvet est enlevé à la pince à épiler, les ailes doivent être dans l’axe du tronc et la graisse bien répartie. A la fin de son parcours de vie, la volaille de Bresse sera gratifiée d’une médaille rouge au vu de son poids et de son aspect!

L’art de l’emmaillotage dans la toile de chanvre- Photo © K.HIBBS
Un concours d’exigence, figure de proue de la région
Les Glorieuses constituent un événement festif vraiment unique tout en participant à la mise en valeur des producteurs et éleveurs locaux qui n’ont pas la tache facile.
Le jury observe, compare, tranche. Blancheur de la peau, galbe, finesse de la chair, respect des critères d’élevage : chaque détail compte.
La première exposition de volailles de Bresse remonte au 23 décembre 1862 à Bourg-en-Bresse. Depuis, la tradition s’est structurée sous le nom de Glorieuses et s’est étendue à plusieurs villes : Bourg-en-Bresse, Louhans, Montrevel-en-Bresse et Pont-de-Vaux.
Les concours distinguent la meilleure volaille de Bresse — reconnaissable à ses pattes bleues et son plumage blanc — mais aussi la plus belle présentation, la qualité de la chair, ou encore l’engagement des jeunes éleveurs et leurs initiatives innovantes.
Et puis il y a la récompense suprême : le vase de Sèvres, symbole absolu de prestige et d’excellence.
Lors de cette 163ᵉ édition, la filière volaille de Bresse AOP a ainsi récompensé Cyril Degluaire, éleveur à Saint-Cyr-sur-Menthon, qui a décroché son septième vase de Sèvres — performance rare, saluée par toute la profession.
On y découvrira également, dans les différentes allées d’exposition, de nombreux producteurs locaux proposant des produits bio ( miel, confitures, vin de Cerdon, champignons et safran).
Le rendez-vous est pris pour l’édition des Glorieuses de 2026, en attendant, passez dès maintenant derrière vos fourneaux pour exécuter diverses recettes de délicieuses volailles de Bresse !

« Du bon vin c’est l’ivresse, le poulet c’est la Bresse » ! Photo © K.HIBBS

Affiche des Glorieuses, édition 2025 -DR
La Bresse a plus d’un savoir-faire dans sa besace, notamment en ce qui concerne la joaillerie traditionnelle. L’été dernier, nous avons pu découvrir l’interprétation, version chocolat et caramel, des Emaux Bressans dans la chocolaterie de Vincent Durant. Aujourd’hui nous partons à la rencontre des émaux originaux qui ont activement participé à l’héritage local.

Motif en rosace typique des émaux de Bresse- Photo© K.HIBBS
Les émaux bressans, à la croisée de l’art populaire et religieux
Les émaux bressans apparaissent principalement à la fin du 19è et au début du 20è siècle, contribuant à affirmer fortement l’identité culturelle et artisanale de la Bresse. Ils s’inscrivent dans la grande tradition européenne de l’émaillage sur métal hérité du Moyen Âge, plus particulièrement dans les zones de Limoges, de la vallée du Rhin et de l’Italie du Nord. Ce savoir-faire sera adapté à un usage local et populaire, notamment dans le cadre de transmissions familiales. Ces bijoux de facture régionale sont soit achetés, commandés ou offerts et portés lors d’occasions particulières. Ils actent un statut social. En considérant ces valeurs, les émailleurs, au fil du temps, parviendront à se constituer une clientèle au profil varié, alliant monde paysan et catégories sociales plus aisées. Les commandes étaient souvent liées à des rites religieux associés à une croix-pendentif à l’occasion d’une communion ou encore à un cadeau de fiançailles puis de mariage. Le prétendant présentait un collier « d’esclavage » à sa future fiancée qui traditionnellement était ensuite transmis de mères en filles.
Antoine Bonnet fut reconnu comme étant le plus ancien émailleur de Bourg-en-Bresse et débuta son activité en tant qu’orfèvre en 1812. Il passa la main ensuite à son fils Antonin Bonnet en 1850 puis aux générations suivantes. En 1974, Robert Jacquemin, un ancien ouvrier, redonnera vie à cette belle activité tombée dans l’oubli après la Grande Guerre puis concurrencée par la bijouterie fantaisie, en formant le seul émailleur bressan qui subsiste à ce jour, David Jeanvoine qui a relancé la production des émaux bressans en 1998.
Nous avons poussé la porte de la bijouterie-horlogerie Jeanvoine pour découvrir ces merveilles et avons eu la chance de pouvoir visiter l’atelier de fabrication du 1er étage avec le concours de David Jeanvoine, unique détenteur du savoir-faire des émaux bressans à ce jour!

Collier dit » d’esclavage » – Collection Bijouterie Jeanvoine -Photo © K.HIBBS
David Jeanvoine
« Les émaux bressans se distinguent par des couleurs franches et profondes, une iconographie locale ainsi qu’un motif central typique en forme de cœur et de rosace. Ce collier, dit d’esclavage, date du 19 è siècle et est monté sur or. Le nombre de rangs de chaînes traduit la richesse de la famille. Ce type de bijou régional est très recherché par les collectionneurs. Pour cette croix ancienne on a compté une cinquantaine d’heures de travail pour sa restauration.
Dans notre atelier des coups de maillet sont portés sur un poinçon à la forme choisie et au guillochage souhaité ( technique de gravure à la main, utilisée également en horlogerie). On obtient ainsi le support découpé dans une feuille d’argent ou d’or posée sur une épaisse plaque de plomb.
Suivront différentes étapes ponctuées par des phases de cuisson à environ 860°C : le contre-émaillage au revers durcissant et protégeant le métal, l’application à l’aide d’une plume à encre de l’émail monochrome en surface, puis des différents éléments du décor tels que paillons et godets, perles, verroterie. Nous avons adapté nos modèles tant pour une clientèle masculine que féminine dans nos créations en joaillerie. Nous intervenons également beaucoup pour des travaux de restauration car notre atelier est le seul à posséder ce savoir-faire. Le Musée de la Bresse à Saint-Cyr-Sur-Menthon propose une très belle collection de bijouterie régionale sur le thème des émaux de Bresse ».

Croix bressane traditionnelle-collection bijouterie Jeanvoine – Photo© K.HIBBS

Motifs d’ornementation sur feuilles d’or- Photo © K.HIBBS

Outils d’atelier – Photo © K.HIBBS
Les Nuits du Parc-Saison 2
Jusqu’au 28 février prochain, ce seront également des éclats féériques sous forme de jeux de lumières et de mapping orchestrés par la société Les Allumeurs de Rêves qui enchanteront le public à Villars-les-Dombes. Pas moins de 15 scènes illuminées seront à explorer en nocturne sur un parcours d’1.5 km. On partira ainsi à la découverte de la saison 2 des aventures amoureuses du binôme Juliette Carpulet et Roméo Chantaigu ( En référence à la chanson éponyme de Juliette Greco » Un petit Poisson, un petit Oiseau s’aimaient d’amour tendre... »). Grâce au thème du voyage, Juliette Carpulet et Roméo Chantaigu nous partagent leur histoire commune qui semblait à priori impossible ! Cette fable shakespearienne nous transporte successivement avec humour et poésie à travers diverses régions et paysages de la Dombes, du Haut-Bugey, du Rhône et de la Camargue. Le point de vue le plus spectaculaire durant cette déambulation sous forme de comédie musicale est très certainement la vue culminante sur les Chorégraphies au fond de l’étang que l’on appréciera depuis la tour panoramique où s’animent poissons géants et autres créatures. L’effet est d’autant plus incroyable que l’étang est vide et que l’on vit pleinement l’illusion d’un monde sub-aquatique en pleine effervescence! Peut-être que Gilbert Coudène , directeur artistique à la tête des Allumeurs de Rêves, à l’origine de ces effets visuels, nous dévoilera-t-il prochainement la technique utilisée pour ce résultat bluffant? La bande sonore de l’ensemble du parcours nous gratifie de la reprise de chansons incontournables dont l’éponyme Voyage,voyage sortie en 1986 .

Les Nuits du Parc-Saison 2- Allée illuminée -Photo © K.HIBBS

Les Nuits du Parc- Saison 2-Chorégraphies au fond de l’étang-Photo© K.HIBBS
Une cohabitation respectueuse entre illuminations et bien-être de la faune locale
Le point de départ de la déambulation nocturne nous guide à travers des allées d’arbres illuminés aux variations caméléon . Cet espace permet une cohabitation paisible avec les oiseaux, pensionnaires du parc dont 2 magnifiques paons perchés dans la cime des arbres. Cet équilibre entre vie locale des espèces protégées et variations sonores a été conçue en accord avec la Ligue de Protection des Oiseaux. Les personnages de Juliette Capulet, petit poisson équipé d’une douche en parasol au-dessus de sa tête et de Roméo, son amoureux ailé, traduisent positivement la cohabitation des différentes espèces ainsi que leur pouvoir d’adaptation.

Décor avec mapping durant les Nuits du Parc – Photo © K.HIBBS
Une halte enchantée à l’hôtel-resort Le Jiva Hill
Après cette immersion au sein de ces belles illuminations nocturnes, la route nous mène au Pays de Gex, berceau d’un illustre philosophe des Lumières. A quelques jours des célébrations de Noël, doté de ses plus beaux atours, Le Jiva Hill Resort, établissement 5 étoiles et membre Relais Châteaux, scintille sur 50 hectares, inséré dans l’écrin du parc naturel du Haut-Jura. Inspiré de l’architecture suédoise , tout en bois et métal, le Jiva ( « vie » en Sanscrit) a émergé de terre en 2017. L’architecte italienne Cristina Gherardi Benardeau dotera l’établissement d’un accueil avec Spa et 20 chambres supplémentaires en 2020. Désormais à la tête de CG entreprise, l’ancienne conceptrice des boutiques Dior a harmonisé les divers espaces entre doux mélange de béton brutaliste, lambris de plafond et parquet en essence de noyer. Ce véritable havre de paix fait face, à travers de larges baies vitrées, au Mont Blanc que l’on peut apercevoir par temps clair. Une bibliothèque ajourée sépare plusieurs espaces dans un couloir. Des tissus d’ameublement d’éditeurs prestigieux participent à l’ambiance feutrée et chatoyante des intérieurs. L’art trouve ici une place centrale avec une collection d’au moins 200 oeuvres sous forme de peintures, photographies et sculptures.

Jiva Hill, coin salon au décor bois et béton – Photo © DR

Buffet du petit déjeuner – restaurant gastronomique du Jiva Hill- Photo© K.HIBBS
Le chef Jean-François Vasseur est aux commandes du restaurant gastronomique des lieux, où il orchestre une cuisine française raffinée, créative au fil des saisons. Sa cuisine gastronomique contemporaine privilégie les produits locaux et les relations avec les producteurs locaux. Un menu dégustation est proposé à la clientèle ainsi qu’un brunch composé de produits bio et une sélection de jus frais de la Maison Spur à Annecy.

Restaurant Jiva Le tourteau en cannelloni de calamar et vinaigrette condiment de pamplemousse et avocat crémeux- Photo © DR

Hôtel-Resort Le Jiva Hill- Vue sur le bain nordique depuis la piscine intérieure – Photo © K.HIBBS

Chambre Deluxe d’angle-Photo © Lenaka
L’univers de Voltaire au Pays de Gex
Région transfontalière avec la Suisse, le Pays de Gex se trouve également dans le département de l’Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. C’est dans le petit village de Ferney que résida Voltaire durant les 20 dernières années de sa vie. Le philosophe et initiateur de pamphlets , est également un homme de théâtre, écrivant fiévreusement dans son château de Ferney. Le philosophe s’exprime vivement contre les idées du fanatisme au profit des droits de l’homme, sans cesse bafoués. Voltaire rédigera à Ferney un plaidoyer virulent prenant la défense de Jean Calas, accusé injustement du meurtre de son fils. Cette activité participera aux rapports antagonistes que Voltaire entretenait avec le genevois Jean-Jacques Rousseau. Voltaire s’avère être un redoutable homme d’affaires. Il mettra sur la sellette bon nombres d’artisans , dont des horlogers venus de Suisse, une manufacture de faïence ,une tannerie et une fabrique de bas de soie. Toutes ces activités redonneront vie à ce petit hameau plutôt morne et inactif et le repeupleront.Voltaire va créer une rue pavée, une fontaine publique et un ensemble d’activités artisanales qui fonctionneront en libre échange avec toute l’Europe. L’élite éclairée va converger à Ferney à cause de la présence du patriarche. Le philosophe conservera la muraille féodale du château et fera rajouter 2 ailes par l’architecte Léonard Racle. Ce dernier sera à l’initiative de la fabrication du cénotaphe en argile-marbre qui trône dans le salon principal du château de Voltaire.

Le château de Ferney, ultime demeure de Voltaire – Photo © K.HIBBS
Le parcours enchanté des Magies Baroques
La figure de la magicienne nommée successivement Circé, Armide ou encore Alcina, illustre un symbole fort de l’époque baroque et des poèmes épiques alors très en vogue. Le tableau du jardin enchanté ainsi que celui du banquet de la Magicienne dégagent tout particulièrement une force visuelle. Durant la Renaissance, l’art du banquet combine à la fois le goût du théâtre et de la musique avec celui de la table. Les banquets étaient organisés autour d’un thème mythologique et d’un lieu métamorphosé par les enchantements d’une magicienne. Le banquet de mariage d’Alphonse II avec Barbara d’Autriche au Palais des Diamants de Ferrare (1565) constitue un bel exemple d’enchantement visuel.

Détail de fresque, exposition Magies Baroques- Photo © K.HIBBS

Gravule illustrée de Renaud, prisonnier d’Armide -Photo © K.HIBBS
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Guide pratique
Y aller depuis Paris
Au départ de la gare de Lyon- 1H52 en TGV Lyria – Paris – Bourg-en-Bresse
Les Glorieuses de Bourg-en-Bresse
https://www.glorieusesdebresse.com/
Emaux Bressans
Bijouterie-Horlogerie & Joaillerie Jeanvoine
5 rue Thomas Riboud, 01000 Bourg-en-Bresse
Parc des Oiseaux
01330 Villars-les-Dombes
Tél. : +33 4 74 98 05 54
Les Nuits du Parc-Saison 2- Spectacles Sons et Lumières jusqu’au 28 février 2026
www.parcdesoiseaux.com
Château de Ferney-Voltaire
Exposition Magies Baroques
jusqu’au 8 mars 2026
www.chateau-ferney-voltaire.fr
Où loger
Hôtel-Resort Le Jiva Hill *****
https://www.jivahill.com/fr/
Route d’Harée. 01170 Crozet – France.
Chambres à partir de 245 euros.
Où se restaurer
Brasserie Le Français
7 Avenue Alsace Lorraine
01000 Bourg-en-Bresse
www.brasserielefrancais.com
Réservation recommandée
Fermé samedi soir & dimanche
Jiva le Restaurant
509 Rte d’Harée,01170 Crozet
https://www.jivahill.com/fr/
Relais de la Croix Blanche
17 Rue de Gex, 01210 Ferney-Voltaire
https://www.restaurant-lcb.fr/
Propose un menu » de l’auberge » à 22,50 euros.
Décor historique où Voltaire venait passer des soirées libertines dans cet ancien cabaret.
Se renseigner
www.ain-tourisme.com/
Remerciements à Ain Tourisme et Florence Berezia
Texte © Katherine HIBBS, Photos © Katherine HIBBS & © Lenaka pour l’hôtel Jivahill
Cet article est non rémunéré.

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