Jeu de Paume

23
août,2018

Plein soleil, l’été des centres d’art contemporain

Cette année encore, le réseau D.C.A, initié en 1992, invite le public à découvrir la manifestation Plein soleil, l’été des centres d’art contemporain. Il s’agit d’un parcours estival associant 49 centres d’art contemporain présentant la richesse et la diversité de la création actuelle dans toute la France. Les centres d’art participent également à la production et à la coproduction d’expositions, soit en moyenne 1000 œuvres annuellement. Une médiation culturelle est activement mise en place auprès du public tous territoires confondus. Aufildeslieux s’est rendu au Musée du Jeu de Paume pour découvrir les expositions de Gordon Matta-Clark, Anarchitecte ainsi que Géopolitique de l’oubli de Daphné Le Sergent dans le cadre de la programmation Satellite 11, intitulée Novlangue. Cet événement fait référence de toute évidence à l’univers du roman éponyme d’Orwell 1984 où le langage est réduit à sa plus simple expression informative et  totalement dénué d’affect.Le public pourra découvrir ces 2 expositions coup de cœur jusqu’au 23 Septembre prochain . Gordon Matta-Clark, Anarchitecte L’exposition de Gordon Matta-Clark ( 1943-1978) a été organisée par le Bronx Museum of the Arts en coopération avec le Jeu de Paume. Fils du peintre chilien surréaliste Roberto Matta et de la designer américaine Anne Clark, Gordon Matta



21
mars,2014

Mathieu Pernot et Robert Adams au Jeu de Paume

LA TRAVERSEE de Mathieu Pernot       Dans une rétrospective au Musée du Jeu de Paume éclairant 20 ans du travail de Mathieu Pernot,  diverses histoires nous sont racontées dans leur chronologie comme celle de cette famille tsigane que le photographe a suivie de 1995 à 2013. L’artiste s’attache et restitue dans cette exposition, différentes quêtes identitaires, évoquant la migration, l’enfermement, nous livrant des destins qui s’entrechoquent . Des formes drapées d’anonymat, à l’inquiétante immobilité, couchées sur les pavés du 10ème arrondissement, témoignent de la migration Afgane,des barres de HLM  se fissurant et se brisant au sol dans un nuage de poussière endeuillent la banlieue de Mantes- la- Jolie. La photographie de Mathieu Pernot observe avec le regard d’un documentariste. Le ton épuré et la rigueur simple des cadres contribuent à la violence frontale à laquelle le public est confronté.     D’une salle à l’autre, l’artiste développe ses univers à la façon d’une narration parfois expérimentale (série Photomatons) ou fragmentée autour d’un même sujet (série Les Hurleurs) ,s’appuyant également sur des documents d’archives ( Archives Départementales des Bouches du Rhône) où un fond sonore restitue la parole des opprimés parqués dans des camps d’internement .     Marie