Japon

4
Mar,2017

Valrhona :Du Japonisme à l’impressionnisme

  L’exposition Influences, du Japonisme à l’impressionnisme illustrant 16 saynettes du Maître Chocolatier et peintre, Luc Eyriey se tiendra jusqu’à ce dimanche 5 Mars à Paris au sein de la Villa Emerige . Cet événement retrace magnifiquement les interactions et influences qu’ont eu des courants artistiques majeurs sur la peinture,la musique ou encore le chocolat !       À la fin du 19 ème siècle la société japonaise s’ouvre au monde occidental. Des peintres de l’ Impressionnisme tels que Van Gogh ou Monet vont peindre à la manière du pays du soleil levant. Quand Van Gogh , déjà très fragile psychologiquement verra les cerisiers en fleur sous la neige à Arles , il sera persuadé d’être au Japon. Hokusaï déferlera avec sa fameuse Grande Vague de Kanawaga peinte au bleu de Prusse dans la lignée des estampes japonaises Ukiyo-e ( images du monde flottant) .       Cette influence atteindra le monde de la bande dessinée et son interaction avec les mangas japonais . Tout concordait pour que l’art du chocolat de Luc Eyriey se traduise dans des représentations délicates narrant l’origine de l’humanité et des premieres représentations picturales de la grotte Chauvet,un hommage au peintre Utamaron qui illustra



4
Oct,2015

Nunobashi, le voyage de la vie

La Nuit Blanche de samedi dernier a revêtu un caractère teinté de spiritualité avec une cérémonie de Nunobashi venue tout droit du Japon… Sur la passerelle Bichat, quai de Valmy, surplombant le canal St-Martin, on a pu assister à une cérémonie traditionnelle spécifique à la région de Toyama située sur la mer du Japon au nord de Tokyo. Le bouddhisme zen est largement développé au Japon et le Mont sacré Tate (un des plus hauts sommets avec le Mont Fuji et le Mont Haku) est le berceau du nunobashikanjoe, historiquement présent dans la culture locale de la préfecture de Toyama.     Le pic d’Oyama situé au sommet du Mont Tate, dans la région montagneuse de Tateyama, était considéré comme un lieu sacré de pèlerinage ayant pour but de sauver les âmes. L’accès n’était autorisé aux femmes qu’au moment de l’équinoxe d’automne, et était symbolisé par la traversée d’une passerelle, car elles n’avaient pas le droit de gravir la montagne sacrée pour accéder au Paradis. Le passage du pont permettait de puiser symboliquement dans la force de la montagne pour se purifier.     Le Nunobashi du Canal St Martin Un groupe d’une cinquantaine de jeunes femmes est arrivé hier soir à la



7
Juil,2015

Tonkotsu Ramens

Cette spécialité japonaise a des racines chinoises. Elle aurait été importée au Japon par un homme de lettres chinois qui s’y trouvait en exil à l’époque d’Edo (de 1600 à 1868). Les ramens, pâtes à la farine de blé contenaient également de la poudre de racines de lotus.         C’est dans la baie de Tokyo, dans le port de Yokohama, lieu d’arrivée de nombreux immigrants chinois, que s’ouvrit au début du XXème siècle la première boutique de ramens. Aujourd’hui chaque région du Japon dispose de sa recette personnalisée du plat. J’ai eu le plaisir de déguster il y a quelques jours à peine des ramens de la région de Kumamoto au sud du Japon à base de bouillon de soja et de porc, on les a baptisés Tonkotsu ramens. C’est au restaurant Hakata Choten dans le 1er arrondissement de Paris, que j’ai pu me délecter en dégustant cette soupe innovante !       Un espace tout en longueur aux couleurs de Stendhal, habillé de rouge et de noir sera l’écrin de notre dégustation, un personnel jeune et dynamique 100% japonais fait des allers-retours incessants entre la cuisine en open space et la salle, telles des abeilles ouvrières dans



19
Avr,2015

Du Nô à Mata Hari…

Le Musée Guimet propose jusqu’en août prochain une fascinante exposition sur 2000 ans d’histoire du théâtre en Asie. Entre monde visible et invisible, les divinités tout comme les animaux sont évoqués ici à travers une très riche collection de costumes, masques et kimonos mettant en avant l’univers théâtral sous ses formes les plus diverses… En Asie, le théâtre a longtemps été associé aux dieux et au culte des ancêtres, codifiant le rôle social de ses interprètes à travers des costumes, des maquillages et des masques.       L’art du kathakali en Inde est apparu au XVIIème siècle utilisant le langage des gestes et le mouvement appuyé des yeux. Ici les couleurs du maquillage ont fonction de masque présentant tour à tour des héros ou des démons qui s’affrontent. Ceux-ci sont également personnifiés dans toute l’Asie du Sud et par la tradition du théâtre d’ombres en Thaïlande, au Cambodge ou encore en Indonésie. Le Montreur d’ombres, Nai Nang en Thaïlande ou Dalang en Indonésie, incarne des fonctions divines et surnaturelles à mi-chemin entre le monde des dieux et des hommes.       Du théâtre épique au divertissement…. En Chine, les marionnettes à fil servaient traditionnellement un théâtre religieux. Au



4
Avr,2015

La Chasse aux oeufs GOMA

Une nouvelle boutique du caramelier-chocolatier Henri Le Roux a été ouverte le 14 décembre dernier, rue Saint-Dominique. C’est la rencontre du Japon et de la Bretagne qui fusionnent ici dans un décor en bois flotté de l’Atlantique et des murs construits de façon traditionnelle japonaise avec des incrustations de sable projeté, venant tout droit de Quiberon. Monsieur Makoto Ishii, le directeur de la boutique m’explique que c’est la technique « Dokabe » traditionnelle japonaise utilisée pour la construction des murs.     Henri Le Roux a cédé son entreprise bretonne à la société Yoku Moku, entreprise familiale japonaise haut de gamme à Tokyo. L’équipe aujourd’hui est presque 100% bretonne, et tout est fabriqué en Bretagne dans l’usine située entre Auray et Lorient. Makoto Ishii évoque l’alliance subtile de la fleur de sel de Guérande, et du beurre salé mélangé avec une touche japonaise tel que le matcha framboise qui est une ganache au thé matcha (thé vert au goût un peu amer) sur une pâte de fruit de framboise. Le « Best seller » de la marque Henri Le Roux est une tablette de chocolat au thé matcha avec une jolie teinte verte auquel on a rajouté du citron vert japonais très parfumé, appelé « YUZU ». Ce produit a reçu



5
Jan,2015

Samiro Yunoki: La danse des formes

Samiro Yunoki, plasticien de souche Tokyoïte, partage une oeuvre étonnamment jeune et colorée avec le public du Musée Guimet jusqu’ au 12 Janvier prochain. Dans la grisaille de l’hiver, une visite de ses 72 oeuvres textiles offertes au musée national des arts asiatiques-Guimet de Paris en 2009, vous fera découvrir la tradition du courant MINGEI, véritable «art populaire» japonais né à Kurashiki. Ce courant a vu le jour dans les années 1950 après la seconde guerre mondiale, mettant en avant l’aspect non seulement esthétique mais surtout fonctionnel des objets. L’artiste Yunoki nous communique sa vision de la beauté de l’ordinaire qui nous entoure avec une simplicité et un art épuré. Il va rechercher et retravailler des habits traditionnels au niveau des motifs. Il rejoindra le musée OHARA de Kurashiki où il va se rapprocher des oeuvres de Matisse, Kandinsky ou encore de celles de Miro. Ce lieu fut le premier au Japon à présenter l‘art occidental. ©RMN-Grand Palais-Thierry Olivier  Yunoki va peu à peu créer et réinterpréter l’art MINGEI en associant textiles et sculptures. Peu à peu l’artiste s’attachera particulièrement à l‘art textile et aux techniques de teintures, devenant un élève assidu du peintre SERIZAWA. Matière, couleurs associés génèrent une création. L’art du pochoir On