Exposition Universelle

1
déc.,2013

Au fil du Mékong, la beauté d’Angkor Vat

«En pleine mêlée de ronces et de lianes ruisselantes, il faut se frayer un chemin à coups de bâton pour arriver à ce temple. La forêt l’enlace étroitement de toutes parts, l’étouffe et le broie  …» –Pierre Loti       Napoléon III voulait vérifier la navigabilité du Mékong pour faire commerce avec la Chine du Sud et délégua une mission en Indochine (Cambodge,Vietnam,Laos). En 1863 avait eu lieu la signature d’un traité de protectorat entre la France et le Cambodge: en effet, le roi khmer Norodan 1er  était en conflit avec le Siam où s’étaient établis les Anglais. Louis Marie-Joseph Delaporte, jeune enseigne de vaisseau issu d’une famille bourgeoise de Touraine, découvrira le site d’Angkor en 1866 à l’occasion de la Mission d’exploration du Mékong menée par Ernest Doudart de l’Agrée. Il sera ému par «les formes laborieuses,complexes et tourmentées» du site d’Angkor qu’il découvrira partiellement enfoui dans la végétation luxuriante. Ce  lieu avait été abandonné, depuis le XIV° siècle pour différentes raisons: la religion bouddhiste avait évolué au XV° siècle et les rois khmers s’étaient installés plus au Sud. Delaporte sera engagé à la fois comme comptable de la Mission et dessinateur pour la réalisation de croquis des