Qui suis-je?

17
juil.,2018

Une visite au Château de Voltaire

  Le centre des monuments nationaux a inauguré en pays de Gex dans l’Ain une visite au Château de Voltaire qui a été entièrement réaménagé. Ce bâtiment classé « Maison des Illustres » depuis 2011, tout proche de Genève, est avant tout un lieu de mémoire dont le parcours de visite, ouvert depuis le 1 er Juin, évoque au public les valeurs de tolérance et de liberté de pensée du célèbre philosophe du Siècle des Lumières.         L’histoire du domaine de Ferney C’est en 1758, après un séjour à Genève que François-Marie Arouet ( dit Voltaire) fera l’acquisition auprès de la famille Budé du château de Ferney où il séjournera durant 20 ans, y écrivant plus de 6000 lettres, son Dictionnaire philosophique et son célèbre Traité sur la Tolérance.Voltaire fera de son habitation une « auberge de l’Europe », véritable carrefour de rencontres et d’accueil, prenant la défense des victimes de l’intolérance religieuse et politique. L’amie de cœur du philosophe, Madame du Châtelet, encouragée par ce dernier, fera connaître en France les avancées de Newton grâce à sa grande aptitude pour les sciences physiques et sa traduction des Principia Mathematica du mathématicien britannique. À l’époque, Ferney est un hameau modeste et en



8
juil.,2018

1925/1935 une décennie bouleversante

Jusqu’au 16 Septembre prochain, l’exposition 1925/1935 une décennie bouleversante est encore à découvrir au Musée des ducs de Wurtemberg de Montbéliard. Grâce au concours de Sylvain Besson, Directeur des Collections du musée Nicephore Niepce de Chalon-sur-Saône et de Delphine Desveaux, Directrice des Collections Roger-Viollet à Paris, tous deux commissaires de l’exposition, 180 tirages originaux et de nombreuses revues d’époque témoignent des bouleversements esthétiques de cette période de l’entre – deux – guerres.   Le nouveau rôle de la photographie La photographie dans les années 1925/1935, grâce à l’explosion de nouvelles techniques de reproduction et de l’héliogravure, va largement concourir à la création de magazines tels que VU, VOILA ou encore L’ART VIVANT.       En 1900 on compte pas moins de 200 quotidiens publiés. Les revues sont modernisées grâce à des mises en page novatrices et des typographies créatives ( Alexey Brodovitch redouble d’imagination pour le titre d’ Harper’s Bazaar).     Les images sont désormais assemblées sur des doubles pages et foisonnent avec l’arrivée en masse de photographes indépendants. Gaston Paris sera le seul photographe salarié de l’hebdomadaire VU fondé en 1928 par Lucien Vogel. La photo prime peu à peu sur le texte qui l’illustre et contribue



11
juin,2018

12 jours en Inde du Nord

   Il y a un mois, je suis partie douze jours en Inde du Nord sous les bons auspices de l’agence Parallels and Meridians, spécialiste des voyages sur mesure dans cette région du monde. J’ai parcouru plus de mille kilomètres principalement en voiture et en train pour couvrir d’une part le triangle d’or New Delhi-Jaipur-Agra et rejoindre ensuite Rishikesh dans l’état de l’Uttaranchal.   Mon ressenti a été celui d’une transition permanente dans divers univers, chacun très affirmé dans ses caractéristiques, son histoire et son mode de vie. Cette mosaïque de lumières, de sons et de couleurs a été pour moi une porte entrouverte sur le vaste sous-continent indien…   New Delhi De la capitale, où j’étais en transit, j’ai ramené avec moi les bruits confus des rickshaws dans l’effervescence urbaine où se confondent l’antique et le moderne et se succédèrent un sultanat et un puissant empire moghol. Durant ma journée passée à New Delhi, où la température avoisinait les 35 degrés, j’ai opté pour la visite d’un des derniers chefs-d’oeuvre de l’architecture moghole à Delhi. Situé non loin des Lodi Gardens, le mausolée de Safdarjung, construit sur 2 étages, est composé de grès rouge et de pierre jaune et surmonté par



4
juin,2018

L’Homme dauphin, sur les traces de Jacques Mayol

Il y a quelques jours de cela, L’Homme dauphin, sur les traces de Jacques Mayol un documentaire de 52 minutes réalisé par Lefteris Charitos, a été présenté en avant-première au Gaumont Opéra. La narration en voix off de Jean-Marc Barr y incarne les mots et la pensée du célèbre apnéiste Jacques Mayol, 30 ans après le succès planétaire du film Le Grand Bleu de Luc Besson.   Ici le discours est loin de la légende romancée, le plongeur hors norme nous livre à travers divers témoignages et images d’archives, son désir d’être en harmonie constante entre corps et esprit durant chaque plongée. Dès l’enfance, où il verra le jour à Shangai, sous le sceau du signe du poisson, Mayol apprendra à plonger dans les mers du Japon. C’est sans doute également un signe du destin de s’être immergé là où depuis des millénaires les femmes Ama pratiquent la pêche en apnée à vingt mètres de fond. À l’image de cette tradition japonaise ancestrale et de ce pays avec lequel il entretiendra un lien fort tout au long de sa vie, Jacques Mayol descendra à une profondeur de 100 mètres en apnée en 1976.   Toute sa vie cet homme inclassable



13
mai,2018

La Porte des rêves au Domaine Caillebotte

   Durant les beaux jours, le public, amateur d’impressionnisme et de jardins soignés, pourra découvrir l’exposition temporaire La Porte des Rêves au Domaine Caillebotte situé à Yerres dans l’Essonne. Le site a réouvert il y a un an après d’importants travaux de restauration, et demeure le témoin vivant de la vie bourgeoise au XIXe siècle d’une famille d’artistes dont le père, Martial Caillebotte, était un riche marchand de draps. Le Domaine de Caillebotte propose jusqu’au 29 Juillet, dans les dépendances de la Ferme Ornée et de l’Orangerie, une série de 183 œuvres constituant une riche collection autour du symbolisme. Le peintre Gustave Caillebotte, un des trois fils de Martial, avait déjà eu, en son temps, la volonté avérée de réunir un ensemble d’oeuvres impressionnistes. Depuis, la propriété a fait perdurer cette tradition en ouvrant ses portes à l’art de la seconde moitié du XIXe siècle dans sa plus grande diversité. Le courant symboliste y a récemment trouvé une place d’honneur avec La Porte des rêves, exposition rare d’un collectionneur contemporain, passionné d’art et de littérature des plus grands poètes symbolistes. De ce travail minutieux, tant au niveau de la découverte de tableaux aux quatre coins du monde que des cadres



15
avril,2018

20e édition du Festival du cinéma brésilien

La 20e édition du Festival du cinéma brésilien vient de s’achever au cinéma l’Arlequin à Paris. C’est grâce à la synergie de toute une équipe de bénévoles, de réalisateurs brésiliens venus défendre leurs films et à la ténacité de Katia Adler, directrice du Festival du cinéma brésilien à Paris que le public a pu découvrir une large palette de films de fiction et de documentaires.     Cette édition a également permis aux cinéphiles et professionnels du cinéma de participer à un workshop pour y découvrir le Fonds Sectoriel de l’Audiovisuel disposant d’un budget annuel de 200 millions d’euros consacrés aux investissements dans le cinéma brésilien. Par ailleurs le Secrétariat l’Audiovisuel du Ministère de la Culture brésilienne mène une action pour la décentralisation de la production dans le secteur audiovisuel.Grâce à un budget de 115 millions d’euros, 11 appels à projets de jeunes talents émergeants sont financés chaque année.   L’Association Jangada, pour la promotion de la culture brésilienne en France Partenaire du Festival, cette association créée par des français et des brésiliens, est un acteur majeur depuis plus de 15 ans dans la promotion et la diffusion du cinéma brésilien à l’international comprenant Paris, Toronto pour le Brazil film



13
mars,2018

Tout schuss du Mourtis à Luchon !

Il est encore temps d’aller tout schuss du Mourtis à Luchon afin de profiter des dernières neiges du printemps et des journées qui rallongent de jour en jour !     Pour monter vers le Mourtis depuis Toulouse on emprunte le Val d’Aran, partagé entre la France et l’Espagne. C’est là que la Garonne prend sa source avant de se prolonger en France par le Comminges. En traversant la commune de Saint-Béat, que les Romains avaient nommée Passus lupi (car il était difficile de s’y frayer un chemin entre les parois des carrières de marbre et la Garonne), on pourra y voir encore de nombreux trottoirs réalisés avec ce noble matériau. Tous les étés, le public profite en Juillet d’un festival de sculpture sur marbre. Saint-Béat est le dernier village trait d’union entre la France et l’Espagne et l’on peut y apercevoir le Mont Aneto qui culmine à 3 404 mètres. La station du Mourtis se trouve au sud du département de la Haute-Garonne et a la particularité d’être entourée de magnifiques forêts à 1800 mètres avant d’atteindre le point le plus haut situé à 2000 mètres d’altitude. Le Mourtis est l’endroit privilégié des jeunes toulousains qui s’y rendront en à



2
mars,2018

En 2018 Glasgow fête Mackintosh

  En 2018 Glasgow fête Mackintosh, figure emblématique du mouvement Arts & Crafts écossais et de l’Art Nouveau européen. Charles Rennie Mackintosh (1868-1928) fut un des architectes, designers et peintres les plus créatifs au tournant du siècle dernier et son œuvre influencera notamment le courant Moderniste de Vienne. Cent cinquante-six ans très exactement après la naissance de ce génie créateur, le Glasgow style reste prégnant à travers un florilège de réalisations publiques et privées à Glasgow, élue ville européenne de la culture en 1990.     Quelques repères historiques à Glasgow Glasgow tient son nom du gaélique Ghlaschu (« Ce cher vallon vert »). Parmi ses 90 parcs et jardins on ne manquera pas l’incontournable Glasgow green attribué par l’évêque William Turnbull à la population en 1450 pour y faire paître les moutons ! La vie de la métropole s’organise très vite autour de la Clyde et un célèbre dicton nous le rappelle : « Glasgow made the Clyde and the Clyde made Glasgow ! » Saint Mungo, le «Bien aimé», apôtre du Royaume écossais de Strathclyde, fonda la ville autour d’un monastère à la fin du VIè siècle. C’est au sein de la cathédrale Saint Mungo que la première université de Glasgow fut créée au



8
janv.,2018

Beauté et Abîme    

   Tout au long de cette nouvelle année 2018, Vienne, nous fera voyager dans la ronde du modernisme sur le thème Beauté et Abîme. En effet la capitale autrichienne fêtera les 100 ans de la disparition de quatre géants du Modernisme et du mouvement sécessionniste qui ont préfiguré un tournant important dans la vie artistique et culturelle de toute une nation. Gustav Klimt, Egon Schiele, l’architecte Otto Wagner ainsi que Koloman Moser à la fois peintre, designer et graphiste allaient révolutionner l’époque conservatrice de l’Empire Austro-Hongrois.     Ils illuminèrent entre 1900 et 1918 la société viennoise avec leur force créatrice et l’association d’une vingtaine d’artistes formant le style sécession, version autrichienne de l’Art Nouveau et de l’Art and Crafts anglais. La nouvelle bourgeoisie et les riches industriels ne veulent plus s’associer à l’académisme rigide imposé par la Cour. Cette période de Modernisme Viennois constituera un des chapitres les plus importants de l’histoire culturelle autrichienne. La Beauté fut insufflée par quatre grands créateurs qui moururent en 1918 et l’Abîme devait être le spectre de la première guerre mondiale qui fit tomber temporairement dans l’oubli cette période faste jusque dans les années 1960. Vienne partagera avec un public international tout au long



27
déc.,2017

Les Délices de Seine-Maritime

    À quelques encablures de Paris le triangle cauchois reliant Étretat, Dieppe et Rouen est résolument le fief des délices de Seine-Maritime. Terre riche en productions locales mais aussi haut lieu de l’histoire, c’est à Fécamp qu’est conservé jalousement le secret des 27 plantes et épices de la liqueur de Bénédictine fabriquée dans le Palais du même nom. L’alchimie des saveurs est aussi dans l’assiette des chefs oeuvrant à Étretat, Rouen ou Offranville, commune d’adoption du peintre-écrivain normand Jacques-Émile Blanche dont le musée local est doté de pas moins de 1500 œuvres de l’artiste. Les secrets de la table n’auraient sans doute pas pu s’exprimer pleinement sans la magnifique entente qui règne entre producteurs locaux et chefs du pays cauchois.     Un détour à la Ferme Fontaine Les marchés de Fécamp, Goderville ou encore Sainte-Cécile sur les hauteurs du Havre vendent les produits d’excellence de la Ferme Fontaine nichée à Saint-Sauveur-d’Emalleville. Cette entreprise familiale ne chôme pas avec ses 350 vaches prim’holstein  dont le lait est prélevé deux fois par jour. Ici les jeunes veaux sont isolés durant 3 semaines après leur naissance et nourris pendant 2 mois au lait entier. Durant l’hiver la récolte des petits pois avant