Qui suis-je?

13
mai,2018

La Porte des rêves au Domaine Caillebotte

   Durant les beaux jours, le public, amateur d’impressionnisme et de jardins soignés, pourra découvrir l’exposition temporaire La Porte des Rêves au Domaine Caillebotte situé à Yerres dans l’Essonne. Le site a réouvert il y a un an après d’importants travaux de restauration, et demeure le témoin vivant de la vie bourgeoise au XIXe siècle d’une famille d’artistes dont le père, Martial Caillebotte, était un riche marchand de draps. Le Domaine de Caillebotte propose jusqu’au 29 Juillet, dans les dépendances de la Ferme Ornée et de l’Orangerie, une série de 183 œuvres constituant une riche collection autour du symbolisme. Le peintre Gustave Caillebotte, un des trois fils de Martial, avait déjà eu, en son temps, la volonté avérée de réunir un ensemble d’oeuvres impressionnistes. Depuis, la propriété a fait perdurer cette tradition en ouvrant ses portes à l’art de la seconde moitié du XIXe siècle dans sa plus grande diversité. Le courant symboliste y a récemment trouvé une place d’honneur avec La Porte des rêves, exposition rare d’un collectionneur contemporain, passionné d’art et de littérature des plus grands poètes symbolistes. De ce travail minutieux, tant au niveau de la découverte de tableaux aux quatre coins du monde que des cadres



15
avril,2018

20e édition du Festival du cinéma brésilien

La 20e édition du Festival du cinéma brésilien vient de s’achever au cinéma l’Arlequin à Paris. C’est grâce à la synergie de toute une équipe de bénévoles, de réalisateurs brésiliens venus défendre leurs films et à la ténacité de Katia Adler, directrice du Festival du cinéma brésilien à Paris que le public a pu découvrir une large palette de films de fiction et de documentaires.     Cette édition a également permis aux cinéphiles et professionnels du cinéma de participer à un workshop pour y découvrir le Fonds Sectoriel de l’Audiovisuel disposant d’un budget annuel de 200 millions d’euros consacrés aux investissements dans le cinéma brésilien. Par ailleurs le Secrétariat l’Audiovisuel du Ministère de la Culture brésilienne mène une action pour la décentralisation de la production dans le secteur audiovisuel.Grâce à un budget de 115 millions d’euros, 11 appels à projets de jeunes talents émergeants sont financés chaque année.   L’Association Jangada, pour la promotion de la culture brésilienne en France Partenaire du Festival, cette association créée par des français et des brésiliens, est un acteur majeur depuis plus de 15 ans dans la promotion et la diffusion du cinéma brésilien à l’international comprenant Paris, Toronto pour le Brazil film



13
mars,2018

Tout schuss du Mourtis à Luchon !

Il est encore temps d’aller tout schuss du Mourtis à Luchon afin de profiter des dernières neiges du printemps et des journées qui rallongent de jour en jour !     Pour monter vers le Mourtis depuis Toulouse on emprunte le Val d’Aran, partagé entre la France et l’Espagne. C’est là que la Garonne prend sa source avant de se prolonger en France par le Comminges. En traversant la commune de Saint-Béat, que les Romains avaient nommée Passus lupi (car il était difficile de s’y frayer un chemin entre les parois des carrières de marbre et la Garonne), on pourra y voir encore de nombreux trottoirs réalisés avec ce noble matériau. Tous les étés, le public profite en Juillet d’un festival de sculpture sur marbre. Saint-Béat est le dernier village trait d’union entre la France et l’Espagne et l’on peut y apercevoir le Mont Aneto qui culmine à 3 404 mètres. La station du Mourtis se trouve au sud du département de la Haute-Garonne et a la particularité d’être entourée de magnifiques forêts à 1800 mètres avant d’atteindre le point le plus haut situé à 2000 mètres d’altitude. Le Mourtis est l’endroit privilégié des jeunes toulousains qui s’y rendront en à



2
mars,2018

En 2018 Glasgow fête Mackintosh

  En 2018 Glasgow fête Mackintosh, figure emblématique du mouvement Arts & Crafts écossais et de l’Art Nouveau européen. Charles Rennie Mackintosh (1868-1928) fut un des architectes, designers et peintres les plus créatifs au tournant du siècle dernier et son œuvre influencera notamment le courant Moderniste de Vienne. Cent cinquante-six ans très exactement après la naissance de ce génie créateur, le Glasgow style reste prégnant à travers un florilège de réalisations publiques et privées à Glasgow, élue ville européenne de la culture en 1990.     Quelques repères historiques à Glasgow Glasgow tient son nom du gaélique Ghlaschu (« Ce cher vallon vert »). Parmi ses 90 parcs et jardins on ne manquera pas l’incontournable Glasgow green attribué par l’évêque William Turnbull à la population en 1450 pour y faire paître les moutons ! La vie de la métropole s’organise très vite autour de la Clyde et un célèbre dicton nous le rappelle : « Glasgow made the Clyde and the Clyde made Glasgow ! » Saint Mungo, le «Bien aimé», apôtre du Royaume écossais de Strathclyde, fonda la ville autour d’un monastère à la fin du VIè siècle. C’est au sein de la cathédrale Saint Mungo que la première université de Glasgow fut créée au



8
janv.,2018

Beauté et Abîme    

   Tout au long de cette nouvelle année 2018, Vienne, nous fera voyager dans la ronde du modernisme sur le thème Beauté et Abîme. En effet la capitale autrichienne fêtera les 100 ans de la disparition de quatre géants du Modernisme et du mouvement sécessionniste qui ont préfiguré un tournant important dans la vie artistique et culturelle de toute une nation. Gustav Klimt, Egon Schiele, l’architecte Otto Wagner ainsi que Koloman Moser à la fois peintre, designer et graphiste allaient révolutionner l’époque conservatrice de l’Empire Austro-Hongrois.     Ils illuminèrent entre 1900 et 1918 la société viennoise avec leur force créatrice et l’association d’une vingtaine d’artistes formant le style sécession, version autrichienne de l’Art Nouveau et de l’Art and Crafts anglais. La nouvelle bourgeoisie et les riches industriels ne veulent plus s’associer à l’académisme rigide imposé par la Cour. Cette période de Modernisme Viennois constituera un des chapitres les plus importants de l’histoire culturelle autrichienne. La Beauté fut insufflée par quatre grands créateurs qui moururent en 1918 et l’Abîme devait être le spectre de la première guerre mondiale qui fit tomber temporairement dans l’oubli cette période faste jusque dans les années 1960. Vienne partagera avec un public international tout au long



27
déc.,2017

Les Délices de Seine-Maritime

    À quelques encablures de Paris le triangle cauchois reliant Étretat, Dieppe et Rouen est résolument le fief des délices de Seine-Maritime. Terre riche en productions locales mais aussi haut lieu de l’histoire, c’est à Fécamp qu’est conservé jalousement le secret des 27 plantes et épices de la liqueur de Bénédictine fabriquée dans le Palais du même nom. L’alchimie des saveurs est aussi dans l’assiette des chefs oeuvrant à Étretat, Rouen ou Offranville, commune d’adoption du peintre-écrivain normand Jacques-Émile Blanche dont le musée local est doté de pas moins de 1500 œuvres de l’artiste. Les secrets de la table n’auraient sans doute pas pu s’exprimer pleinement sans la magnifique entente qui règne entre producteurs locaux et chefs du pays cauchois.     Un détour à la Ferme Fontaine Les marchés de Fécamp, Goderville ou encore Sainte-Cécile sur les hauteurs du Havre vendent les produits d’excellence de la Ferme Fontaine nichée à Saint-Sauveur-d’Emalleville. Cette entreprise familiale ne chôme pas avec ses 350 vaches prim’holstein  dont le lait est prélevé deux fois par jour. Ici les jeunes veaux sont isolés durant 3 semaines après leur naissance et nourris pendant 2 mois au lait entier. Durant l’hiver la récolte des petits pois avant



3
déc.,2017

Traversées renarde

  Le 40 ème anniversaire du Centre Pompidou est fêté partout en France cette année sous la forme d’expositions,de rencontres et de spectacles.Il a également été marqué d’une pierre blanche dans la ville de Bourges avec Traversées renarde qui résulte de la fusion créative de trois lieux distincts : La Box, le centre d’art Transpalette et le château d’eau/château d’art.     Le Centre d’Art Transpalette offre au public jusqu’au 28 Janvier prochain un florilège d’oeuvres artistiques dont certaines « historiques »sont issues des collections du Centre Pompidou. Dans cet espace , le ton est désinvolte, cassant les codes de la hiérarchisation et de tout conservatisme cloisonnant. La cinquantaine d’artistes ici présents contournent avec malice les modèles standardisés en utilisant des mediums pluriels . Ici l’éphémère et les performances narguent les piliers de l’institution inébranlable… en apparence !   Les propositions d’étudiants d’écoles d’Art (ESAD de Valence et ENSA de Dijon) insufflent un supplément d’âme dans le foisonnement d’oeuvres plus institutionnalisées. Ici on arrache les étiquettes, les sous-titres et les titres figés dans le temps, pour laisser place au trouble et au tremblement.       Dans le cadre du Hub de Traversées renarde ,les 7,8 et 9 décembre, Virginie Despentes, l’auteure de l’éponyme



1
déc.,2017

La Cité de Carcassonne et ses 7 châteaux sentinelles

Le département de l’Aude a initié un vaste projet Aude 2030 pour l’inscription au Patrimoine Mondial de l’Humanité de la Cité de Carcassonne et de ses 7 châteaux sentinelles en tant que « bien en série ». Carcassonne, déjà inscrite sur la liste du patrimoine mondial depuis Décembre 1997, sera mise à l’honneur les 4 et 5 Décembre prochains à l’occasion d’un colloque scientifique (Patrimoine mondial : une valeur universelle ?) qui marquera son 20 ème anniversaire. L’état a intégré au premier semestre 2017 la Cité de Carcassonne, et les sites d’Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens, Quéribus et Termes sur la liste qui sera soumise à l’UNESCO pour inscription. En vue d’appuyer cette étape décisive et porteuse d’un élan économique certain pour le département, un comité scientifique a été créé en 2013 pour justifier de la valeur universelle exceptionnelle de ce bien en série selon 2 critères parmi les 10 éligibles à la sélection définie par l’UNESCO. L’architecture militaire initiée au XIIe siècle par Philippe Auguste témoigne d’un système territorial de défense et de l’affirmation du pouvoir royal sur le sud de la France. Ce modèle architectural a été sans conteste un vrai phénomène sociétal illustrant les débuts d’un État centralisé en France.    



20
nov.,2017

Vichy la magnifique

  Aufildeslieux vous a récemment fait visiter la Maison Décoret, incontournable adresse Relais et Châteaux, hôtel 4 étoiles dans le quartier des Parcs des Sources de Vichy. Cette parenthèse gastronomique m’a permis de me balader dans Vichy la magnifique.Ville historique pour ses joyaux architecturaux au carrefour du Second Empire, de la Belle Epoque et du Modernisme, j’ai pu en l’espace de 2 jours visiter les sites éponymes qui ont contribué à sa renommée. Il faut savoir que 80 % du centre de Vichy est inscrit aux monuments historiques ou à l’inventaire de ceux-ci.       Le présent de cette ville ultra dynamique est largement consacré au tourisme d’affaires ainsi qu’à la culture et au bien-être ( 3 établissements thermaux reliés à un hôtel de 3,4 ou 5 étoiles). Plus de 200 hectares de verdure couvrent Vichy avec près de 300 espèces d’arbres qui furent plantées sous Napoléon III, provenant en grande partie de diplomates issus de différentes délégations. Il n’y a que 2h50 qui séparent Paris de cette jolie ville de l’Allier que l’on pourra rejoindre depuis la gare de Bercy-Bourgogne .        Aujourd’hui, de plus en plus d’entreprises investissent Vichy, notamment pour des séminaires grâce à



12
nov.,2017

Le Festival Planche(s) Contact de Deauville

La 8 ème édition du Festival Planche(s) Contact de Deauville, en partenariat avec la Fondation Louis Roederer, est mise à l’honneur jusqu’au 26 Novembre prochain. Celle-ci entretient depuis longtemps un lien étroit avec le cinéma et la photographie, elle a notamment été le décor du film de Jean-Pierre Melville Bob le Flambeur et plus récemment Numéro Une de Tonie Marshall. De nombreuses photographies de mode y ont été réalisées par Jacques-Henri Lartigue ou encore les frères Seeberger qui travaillaient pour de grandes maisons de couture telles que Jean Poiret et Chanel à la Belle Époque. Plus tard suivit la génération plus insolente et désinvolte associée aux noms de Jean-Loup Sieff ou de Guy Bourdin. Aujourd’hui les maîtres confirmés de la photographie contemporaine sont talonnés de près par une jeune génération montante qui explore d’un œil neuf la cité balnéaire grâce à un véritable tremplin mis à leur disposition par la municipalité.   Le Festival Planche(s) Contact est le seul événement fonctionnant uniquement par l’intermédiaire de commandes publiques.Les photographes viennent en résidence à Deauville et font un travail sur le territoire et à l’issue des expositions, les œuvres commandées rentrent dans le fonds photographique de la ville. Le Festival IN Dans