Lieux incontournables

25
févr.,2014

1925: Quand l’Art Déco séduit le monde.

© photo:Bérangère Lomont. Design:Guillaume Lebigre   Il est encore temps d’éblouir votre regard avec une très belle exposition à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine , place du Trocadéro jusque au 3 Mars prochain. Les deux commissaires de l’exposition, Emmanuel Bréon, conservateur en chef du patrimoine de la Cité de l’architecture et  Philippe Rivoirard, architecte DPLG, historien de l’architecture des années 30 et enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val-de-Seine ont restitué au travers d’une scénographie très originale, les grands moments de l’Art Déco en France et dans le reste du monde.   Le peintre Jean Dupas donne le ton à l’entrée du musée avec une magnifique fresque intitulée «le vin et la vigne» datant de 1925 qui se trouvait dans l’une des quatre tours du pavillon des vins de France de l’exposition internationale de 1925. Cet artiste a également participé à l élaboration de fresques sur le paquebot Le Normandie, qui jouera comme d’autres bateaux de ligne le rôle «d’ambassade flottante» auprès de divers pays en permettant de faire connaître le tout nouveau mouvement ART DECO, premier style international !   © Mairie de Bordeaux, photo Lysiane Gauthier     De l’Art Nouveau vers l’Art Déco  



17
févr.,2014

Un bijou dans un écrin de neige…

  C’est au Moyen-Âge que s’est développée la vocation agricole de la région de St Martin de Belleville. Des moines de l’abbaye de Tamié vinrent déboiser la vallée et faire paître des troupeaux: le grand domaine rural de Belleville voyait le jour… La vie agricole s’organisait désormais entre St Jean, St Martin et St Marcel.   Au XIX ème siècle, les commerces s’organisèrent, déployant entre autres de nombreuses auberges. L’été, femmes et enfants (nombreux) étaient envoyés dans les chalets d’alpage appelés «maisons d’évise» . On y montait à pied, péniblement et chemin faisant, les nouveaux nés parfois ne survivaient pas. L’hiver on vivait confiné à la ferme, cohabitant avec les animaux pour bénéficier de la chaleur naturelle dégagée par ces derniers. Cette tradition a perduré jusqu’à la création des stations de sports d’hiver dans les années 1960.   Au fil du XXème siècle, St Martin de Belleville, au pied des Trois Vallées, connut un essor fulgurant: de petit village rural il devait devenir la première commune en termes de capacité d’accueil pour les sports d’hiver. Dans cette vallée (englobant Val Thorens, les Ménuires, Méribel, La Tania, Brides les bains, Orelle et St Martin de Belleville), les petites fermes se sont, depuis, transformées



26
janv.,2014

La B.O. du Grand Rex.

  Le B.O concert a récemment fêté les 10 ans de l’Union des Compositeurs de Musique de Films au Grand Rex. Le 10 janvier dernier, Vincent Perrot a animé cette soirée où les oeuvres de 25 compositeurs ont été interprétées par la Philarmonie de l’association des Choeurs et Orchestres des Grandes Ecoles (COGE) créée il y 30 ans. C’est Aurélien Azan Zielinski qui dirige l’orchestre depuis 2008.     Cette soirée magnifique a rendu hommage à la musique de nos films magnifiés par des compositeurs reconnus mais aussi de jeunes talents émergeants tels que Sylvia Filus et Mathieu Vilbert. L’UCMF a donné ce premier rendez-vous au public avec, comme invité d’honneur, Patrick Doyle  compositeur de l’éponyme thème musical du film Indochine de Régis Wargnier. Ce voyage musical a duré plus de deux heures revisitant de nombreux films tels que La Jeune fille à la perle (musique d’Alexandre Desplat pour Peter Webber),The Artist( Ludovic Bource pour Michel Hazanavicius), Samsâra ( Cyril Morin pour Pan Nalin) et bien d’autres encore… De toutes ces beautés musicales qui nous remémorent des scénarii aussi divers qu’inoubliables, on peut faire le constat que l’image est orpheline sans la composition sonore. La musique de film peut traverser



5
janv.,2014

Entretien avec Francine Deroudille – Atelier Robert Doisneau

C’est dans L’Atelier Robert Doisneau, l’ancienne maison familiale de Montrouge, que j’ai rencontré Francine, une des deux filles du photographe en charge, avec sa soeur Annette Doisneau, du fond photographique de  450 000 négatifs de son père.   ◊ Robert Doisneau vous associait-il à sa vie professionnelle?   Notre vie de famille était totalement tricotée avec la photographie. L’atelier de mon père était dans la maison. Aujourd ‘hui c’est devenu mon bureau et lieu de travail. J’ai toujours vécu avec des odeurs d’hyposulfite et d’hydroquinone très tenaces dans toute la maison.Le laboratoire a été durant un temps installé dans notre salle de bains, on a toujours été des filles d’artisan faisant partie de la roulotte ! C’était quelqu’un qui pratiquait son métier avec beaucoup de sérieux et en même temps il avait une attitude qui semblait d’une totale décontraction et très  joyeuse. Il y avait une certaine dualité car on sentait c’ était l’activité essentielle de sa vie et de la nôtre.La vie de famille etait construite autour de la photographie,on posait beaucoup, on préparait la grande cantine avec ses films quand il partait pour des prises de vues.     ◊ Vous emmenait- il avec lui sur ses reportages?  



5
janv.,2014

Robert Doisneau au Pays des Sorgues…

  Les lieux inscrivent les histoires et les rencontres. C’est à L’isle sur la Sorgue dont l’écrivain René Char fut l‘enfant-poète , que s’installa durant la guerre le photographe Willy Ronis, ami de Robert Doisneau.Tous deux engagés par l’Agence Rapho à Paris, avaient en commun un regard humaniste, une amitié courtoise mutuelle puis des destins croisés tel le partage des eaux, là où la Sorgue se sépare en deux bras,transformant la ville en Venise provençale…     Ici  dans cette ancienne enclave du Comtat venaissin, la vie s’organise autour de l’eau, force vitale de la région et muse de nombreux  écrivains: Pétrarque écrivit ses plus beaux poèmes à Fontaine de Vaucluse non loin d’ici ,là où jaillit en un seul point la rivière de la Sorgue surgie des entrailles de la terre. La ville se construisit sur pilotis au milieu de marécages insalubres et eu dès le XI ème siècle une activité économique florissante grâce à l’énergie de l’eau qui faisait tourner les roues à aube: le blé était moulu, la laine, descendue des Monts du Vaucluse, peignée, la soie filée.Tour à tour, ville de pêcheurs,de tisserands,de papetiers puis de brocanteurs. L’isle sur la Sorgue aurait très certainement inspiré Robert Doisneau comme



12
déc.,2013

Une journée en Mayenne

  Pays de bocages et de jardins extraordinaires, la Mayenne a su garder ses traditions le long de ses chemins de halage: au détour de ses  multiples boucles, les maisons éclusières datant du XVIII ème siècle sont toujours en activité. Le patrimoine architectural et l’art font écho à ce magnifique environnement naturel.   De la cité médiévale de Sainte Suzanne, patronne des fiancés, dominant le cours de l’Erve, on pourra ensuite s’immerger dans un parcours culturel à Laval, dont le château abrite un musée d’art remarquable où cohabitent tableaux Naïfs et Singuliers. La première donation au musée du Vieux-Château a été faite par l’artiste-peintre et collectionneur Jules Lefranc en 1966.     La ville est le berceau de nombreux courants artistiques et de destinées autodidactes: d’Alfred Jarry, écrivain précurseur du surréalisme avec son « Ubu Roi» en passant par le Douanier Rousseau qui fut son ami proche, ou encore les réalisations monumentales autour de la Maison des champs de Robert Tatin . Le regard de Leb: Le peintre- sculpteur Leb dont l’oeuvre «la Fontaine de la solidarité» trône  dans les jardins du Musée Tatin,évoque sa ville natale de manière pittoresque :« Laval s’écrit dans les deux sens et c’est pour



1
déc.,2013

Au fil du Mékong, la beauté d’Angkor Vat

«En pleine mêlée de ronces et de lianes ruisselantes, il faut se frayer un chemin à coups de bâton pour arriver à ce temple. La forêt l’enlace étroitement de toutes parts, l’étouffe et le broie  …» –Pierre Loti       Napoléon III voulait vérifier la navigabilité du Mékong pour faire commerce avec la Chine du Sud et délégua une mission en Indochine (Cambodge,Vietnam,Laos). En 1863 avait eu lieu la signature d’un traité de protectorat entre la France et le Cambodge: en effet, le roi khmer Norodan 1er  était en conflit avec le Siam où s’étaient établis les Anglais. Louis Marie-Joseph Delaporte, jeune enseigne de vaisseau issu d’une famille bourgeoise de Touraine, découvrira le site d’Angkor en 1866 à l’occasion de la Mission d’exploration du Mékong menée par Ernest Doudart de l’Agrée. Il sera ému par «les formes laborieuses,complexes et tourmentées» du site d’Angkor qu’il découvrira partiellement enfoui dans la végétation luxuriante. Ce  lieu avait été abandonné, depuis le XIV° siècle pour différentes raisons: la religion bouddhiste avait évolué au XV° siècle et les rois khmers s’étaient installés plus au Sud. Delaporte sera engagé à la fois comme comptable de la Mission et dessinateur pour la réalisation de croquis des



2
nov.,2013

Une ferme sur un océan bleu – L’île du Prince Edouard

L’île du Prince Edouard a pour particularité sa terre rouge de nature ferrugineuse, ses fameuses huîtres vertes de Colville bay, ses moules island blue destinées à l’exportation et ses pommes de terre…bleues! ( Baby blues !). Ici les pommes de terre doivent beaucoup aux moules car au milieu du 19 ème siècle les fermiers utilisaient de la boue de moules mélangée à des débris de coquillages comme fertilisant. Rien de plus délicieux que d’assortir une dégustation de moules à une bière à la myrtille ou à la citrouille ! PEI (Prince Edward island) est tournée vers l’agriculture avec une forte production de lait qui a donné le jour à la marque renommée de glaces «Cows».   Le peuple Mi’kmaq surnommait l’île le « berceau sur la mer» pour les innombrables  produits qu’elle nous offre notamment durant son « shellfish festival», hommage annuel aux fruits de mer. Si vous allez à Charlottetown ne ratez pas l’originale baraque à frites « The Chip shack» tenue par Crazy Ann, jolie figure locale qui, le soir venu,  chante sur scène avec son groupe de rock. Plus classique mais remportant les palmes de la célébrité, le personnage littéraire de Anne of Green Gables (inspirée par



27
oct.,2013

Violons,Step dance et kitchen parties…

À l‘heure où le violon du Titanic a été vendu aux enchères, il faut se souvenir qu’Halifax a largement collaboré au rapatriement des noyés du paquebot. C’est même dans cette ville qu’ a été institué le « toe tagging» ou identification des corps par une étiquette sur le gros orteil.Le réalisateur James Cameron s’est inspiré des tombes du cimetière pour attribuer le nom du héros incarné par Di Caprio, Jack Dawson. Le passager qui périt sur le Titanic s’appelait en fait Joseph Dawson et est enterré au cimetière Fairview de Halifax. Mais le son du violon nous emmène dans la presqu’île du Cap Breton à l’heure du Festival Celtic Colours pour des instants partagés bien plus joyeux… La petite ville de Judique ou Siudaig Mhóren en gaélique écossais est située dans le comté d’Inverness sur l’île du Cap Breton.C’est là que se trouve le Centre d’interprétation de musique celte.La vague d’immigration écossaise en Nouvelle Ecosse dans les années 1800 a participé à faire perdurer la tradition du violon car au 19 ème siècle la pression sociale a favorisé la cornemuse au détriment du violon en Écosse. Les Irlandais eux sont venus à Cap Breton pour travailler à la mine du côté



29
sept.,2013

Vittel, Source d’inspiration architecturale

De village rural au 19 ème siècle, Vittel a acquis le statut de ville de luxe au 20 ème siècle. La Maison du Patrimoine recueille toutes les archives concernant Vittel dont le thermalisme et       l’architecture. Au 19 ème siècle Vittel est un village ordinaire de Lorraine proche de Mirecourt, grand centre de la dentelle. Presque toutes les Vittelloises étaient des « petites mains » et participaient à la fabrication de la dentelle. En 1854 arrive Louis Bouloumié, sur les conseils de son médecin, pour y prendre les eaux car celles de Contrexéville étaient trop minéralisées pour lui. A l’époque, Vittel a une source qui court au milieu des herbes folles avec la réputation d’être très bonne pour le foie et les reins. Bouloumié est avocat républicain à Toulouse. La révolution de 1848 ne lui plaît pas, il est arrêté et emprisonné puis envoyé en exil en Espagne. Sa santé se dégrade et il émet le souhait de venir se soigner en France. Il sera accompagné par des gendarmes pour sa première cure ! Plusieurs fois par semaine, Bouloumié fait le plein d’eau de Vittel dans des bonbonnes pour repartir à Contrexéville. Il créera la station en commençant par acheter