Lieux incontournables

1
Mai,2014

Une chambre avec vue: sur Barcelone et Sitges

Si vous n’avez que trois ou quatre jours pour parcourir la Catalogne, alors il vous faudra faire le bon choix: Barcelone et Sitges ! N’espérez pas arpenter l’enfilade des architectures alambiquées de Gaudi, les kilomètres de queue aux beaux jours vous découragerons instantanément! Levez plutôt la tête pour apprécier l’Art nouveau ou optez pour des quartiers innovants, où votre coeur balancera entre shopping dans les outlets de la calle Girona , l’éponyme pâtisserie Escriba pour son délicieux chocolat chaud  praliné-noisettes et les bars à tapas du quartier d’El Born !     J’ai été littéralement chavirée par l’architecture de l’ancien marché couvert devenu centre culturel  sur la Plaça Comercial. L’intervention de Josep Fontserè sur l’édifice de fer est des plus remarquables. A l’intérieur du bâtiment  8000 mètres carrés du site archéologique du Born ont été mis au jour après avoir été démoli par Philippe V en 1714 par les troupes bourboniennes. Cet épisode historique mis fin à la liberté catalane et Barcelone dut capituler.     L’espace culturel du Born offre l’accès à diverses expositions restituant la Barcelone des années 1700 avec une collection d’objets liés à la vie quotidienne de ses habitants ainsi que les événements de la guerre de succession



14
Avr,2014

Le voyage de l’Obélisque

Le Musée de la Marine propose jusqu’au 6 Juillet prochain deux aventures incontournables:   L’une est historique puisqu’elle retrace l’exploit d’une poignée d’hommes qui assureront le voyage de l’obélisque de Louxor  jusqu’à la Concorde, bravant les difficultés qui entraveront un long  périple de sept ans. L’autre aspect innovant de cette exposition consiste en la mise à disposition du public d’une application smartphone ( téléchargeable sur le site www.musee-marine.fr ) sous la forme d’un jeu et d’un parcours sonore. Du Nil à la Seine,  les visiteurs de tout âge pourront revivre étape par étape, les moments forts de l’abattage de l’obélisque à Louxor, son transport et son élévation à Paris, place de la Concorde. Les questions concernant les nombreux problèmes vécus par l’équipage seront posées au public en flashant les QR codes affichés tout au long de l’exposition. L’immersion dans cet étonnant voyage sera renforcée par une succession de témoignages extraits de journaux de bord et de courriers.     C’est le Pharaon Ramsès II qui fera ériger deux obélisques à l’entrée du Temple de Louxor rendant ainsi hommage au Dieu du soleil: Amon. Les obélisques symbolisaient un rayon de soleil pétrifié entre ciel et terre, rapprochant ainsi les divinités du



21
Mar,2014

Mathieu Pernot et Robert Adams au Jeu de Paume

LA TRAVERSEE de Mathieu Pernot       Dans une rétrospective au Musée du Jeu de Paume éclairant 20 ans du travail de Mathieu Pernot,  diverses histoires nous sont racontées dans leur chronologie comme celle de cette famille tsigane que le photographe a suivie de 1995 à 2013. L’artiste s’attache et restitue dans cette exposition, différentes quêtes identitaires, évoquant la migration, l’enfermement, nous livrant des destins qui s’entrechoquent . Des formes drapées d’anonymat, à l’inquiétante immobilité, couchées sur les pavés du 10ème arrondissement, témoignent de la migration Afgane,des barres de HLM  se fissurant et se brisant au sol dans un nuage de poussière endeuillent la banlieue de Mantes- la- Jolie. La photographie de Mathieu Pernot observe avec le regard d’un documentariste. Le ton épuré et la rigueur simple des cadres contribuent à la violence frontale à laquelle le public est confronté.     D’une salle à l’autre, l’artiste développe ses univers à la façon d’une narration parfois expérimentale (série Photomatons) ou fragmentée autour d’un même sujet (série Les Hurleurs) ,s’appuyant également sur des documents d’archives ( Archives Départementales des Bouches du Rhône) où un fond sonore restitue la parole des opprimés parqués dans des camps d’internement .     Marie



11
Mar,2014

Au pays des châteaux et des oies…

   Un ou des Périgords?   Ce sont les Pétrocores de l’époque romaine qui donnèrent plus tard leur nom au Périgord. Mais en vérité, il y a une multitude de Périgords: en Dordogne le département a été divisé en quatre parties correspondant à différents paysages: le Bergeracois dédié aux vignes ou Périgord pourpre, la partie centrale du Périgord blanc, zone calcaire comprenant les vallées de l’Isle et l’Auvézère, dans la partie nord le Périgord vert adossé au Massif Central et enfin une zone boisée de chênes verts méditerranéens à l’origine du nom historique du Périgord noir. Les départements voisins revendiquent cette même appellation pour leur promotion touristique.     La vallée de la Dordogne est une région calcaire creusée par les cours d’eau ce qui explique la présence de grottes et d’habitats troglodytes. Mais elle est avant tout réputée pour être le pays des châteaux. La rivière du même nom résulte de la jonction de deux ruisseaux de montagne, la Dore tout droit descendue du Mont Dore dans le massif central et également de la Dogne. On la surnommera «rivière de l’espérance» car tout au long de son histoire elle favorisera le commerce du bois et du vin sur les fameuses gabarres



25
Fév,2014

1925: Quand l’Art Déco séduit le monde.

© photo:Bérangère Lomont. Design:Guillaume Lebigre   Il est encore temps d’éblouir votre regard avec une très belle exposition à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine , place du Trocadéro jusque au 3 Mars prochain. Les deux commissaires de l’exposition, Emmanuel Bréon, conservateur en chef du patrimoine de la Cité de l’architecture et  Philippe Rivoirard, architecte DPLG, historien de l’architecture des années 30 et enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris Val-de-Seine ont restitué au travers d’une scénographie très originale, les grands moments de l’Art Déco en France et dans le reste du monde.   Le peintre Jean Dupas donne le ton à l’entrée du musée avec une magnifique fresque intitulée «le vin et la vigne» datant de 1925 qui se trouvait dans l’une des quatre tours du pavillon des vins de France de l’exposition internationale de 1925. Cet artiste a également participé à l élaboration de fresques sur le paquebot Le Normandie, qui jouera comme d’autres bateaux de ligne le rôle «d’ambassade flottante» auprès de divers pays en permettant de faire connaître le tout nouveau mouvement ART DECO, premier style international !   © Mairie de Bordeaux, photo Lysiane Gauthier     De l’Art Nouveau vers l’Art Déco  



17
Fév,2014

Un bijou dans un écrin de neige…

  C’est au Moyen-Âge que s’est développée la vocation agricole de la région de St Martin de Belleville. Des moines de l’abbaye de Tamié vinrent déboiser la vallée et faire paître des troupeaux: le grand domaine rural de Belleville voyait le jour… La vie agricole s’organisait désormais entre St Jean, St Martin et St Marcel.   Au XIX ème siècle, les commerces s’organisèrent, déployant entre autres de nombreuses auberges. L’été, femmes et enfants (nombreux) étaient envoyés dans les chalets d’alpage appelés «maisons d’évise» . On y montait à pied, péniblement et chemin faisant, les nouveaux nés parfois ne survivaient pas. L’hiver on vivait confiné à la ferme, cohabitant avec les animaux pour bénéficier de la chaleur naturelle dégagée par ces derniers. Cette tradition a perduré jusqu’à la création des stations de sports d’hiver dans les années 1960.   Au fil du XXème siècle, St Martin de Belleville, au pied des Trois Vallées, connut un essor fulgurant: de petit village rural il devait devenir la première commune en termes de capacité d’accueil pour les sports d’hiver. Dans cette vallée (englobant Val Thorens, les Ménuires, Méribel, La Tania, Brides les bains, Orelle et St Martin de Belleville), les petites fermes se sont, depuis, transformées



26
Jan,2014

La B.O. du Grand Rex.

  Le B.O concert a récemment fêté les 10 ans de l’Union des Compositeurs de Musique de Films au Grand Rex. Le 10 janvier dernier, Vincent Perrot a animé cette soirée où les oeuvres de 25 compositeurs ont été interprétées par la Philarmonie de l’association des Choeurs et Orchestres des Grandes Ecoles (COGE) créée il y 30 ans. C’est Aurélien Azan Zielinski qui dirige l’orchestre depuis 2008.     Cette soirée magnifique a rendu hommage à la musique de nos films magnifiés par des compositeurs reconnus mais aussi de jeunes talents émergeants tels que Sylvia Filus et Mathieu Vilbert. L’UCMF a donné ce premier rendez-vous au public avec, comme invité d’honneur, Patrick Doyle  compositeur de l’éponyme thème musical du film Indochine de Régis Wargnier. Ce voyage musical a duré plus de deux heures revisitant de nombreux films tels que La Jeune fille à la perle (musique d’Alexandre Desplat pour Peter Webber),The Artist( Ludovic Bource pour Michel Hazanavicius), Samsâra ( Cyril Morin pour Pan Nalin) et bien d’autres encore… De toutes ces beautés musicales qui nous remémorent des scénarii aussi divers qu’inoubliables, on peut faire le constat que l’image est orpheline sans la composition sonore. La musique de film peut traverser



5
Jan,2014

Entretien avec Francine Deroudille – Atelier Robert Doisneau

C’est dans L’Atelier Robert Doisneau, l’ancienne maison familiale de Montrouge, que j’ai rencontré Francine, une des deux filles du photographe en charge, avec sa soeur Annette Doisneau, du fond photographique de  450 000 négatifs de son père.   ◊ Robert Doisneau vous associait-il à sa vie professionnelle?   Notre vie de famille était totalement tricotée avec la photographie. L’atelier de mon père était dans la maison. Aujourd ‘hui c’est devenu mon bureau et lieu de travail. J’ai toujours vécu avec des odeurs d’hyposulfite et d’hydroquinone très tenaces dans toute la maison.Le laboratoire a été durant un temps installé dans notre salle de bains, on a toujours été des filles d’artisan faisant partie de la roulotte ! C’était quelqu’un qui pratiquait son métier avec beaucoup de sérieux et en même temps il avait une attitude qui semblait d’une totale décontraction et très  joyeuse. Il y avait une certaine dualité car on sentait c’ était l’activité essentielle de sa vie et de la nôtre.La vie de famille etait construite autour de la photographie,on posait beaucoup, on préparait la grande cantine avec ses films quand il partait pour des prises de vues.     ◊ Vous emmenait- il avec lui sur ses reportages?  



5
Jan,2014

Robert Doisneau au Pays des Sorgues…

  Les lieux inscrivent les histoires et les rencontres. C’est à L’isle sur la Sorgue dont l’écrivain René Char fut l‘enfant-poète , que s’installa durant la guerre le photographe Willy Ronis, ami de Robert Doisneau.Tous deux engagés par l’Agence Rapho à Paris, avaient en commun un regard humaniste, une amitié courtoise mutuelle puis des destins croisés tel le partage des eaux, là où la Sorgue se sépare en deux bras,transformant la ville en Venise provençale…     Ici  dans cette ancienne enclave du Comtat venaissin, la vie s’organise autour de l’eau, force vitale de la région et muse de nombreux  écrivains: Pétrarque écrivit ses plus beaux poèmes à Fontaine de Vaucluse non loin d’ici ,là où jaillit en un seul point la rivière de la Sorgue surgie des entrailles de la terre. La ville se construisit sur pilotis au milieu de marécages insalubres et eu dès le XI ème siècle une activité économique florissante grâce à l’énergie de l’eau qui faisait tourner les roues à aube: le blé était moulu, la laine, descendue des Monts du Vaucluse, peignée, la soie filée.Tour à tour, ville de pêcheurs,de tisserands,de papetiers puis de brocanteurs. L’isle sur la Sorgue aurait très certainement inspiré Robert Doisneau comme



12
Déc,2013

Une journée en Mayenne

  Pays de bocages et de jardins extraordinaires, la Mayenne a su garder ses traditions le long de ses chemins de halage: au détour de ses  multiples boucles, les maisons éclusières datant du XVIII ème siècle sont toujours en activité. Le patrimoine architectural et l’art font écho à ce magnifique environnement naturel.   De la cité médiévale de Sainte Suzanne, patronne des fiancés, dominant le cours de l’Erve, on pourra ensuite s’immerger dans un parcours culturel à Laval, dont le château abrite un musée d’art remarquable où cohabitent tableaux Naïfs et Singuliers. La première donation au musée du Vieux-Château a été faite par l’artiste-peintre et collectionneur Jules Lefranc en 1966.     La ville est le berceau de nombreux courants artistiques et de destinées autodidactes: d’Alfred Jarry, écrivain précurseur du surréalisme avec son « Ubu Roi» en passant par le Douanier Rousseau qui fut son ami proche, ou encore les réalisations monumentales autour de la Maison des champs de Robert Tatin . Le regard de Leb: Le peintre- sculpteur Leb dont l’oeuvre «la Fontaine de la solidarité» trône  dans les jardins du Musée Tatin,évoque sa ville natale de manière pittoresque :« Laval s’écrit dans les deux sens et c’est pour